Albert Léger, un Acadien d'origine, s'est installé au Vermont et produit maintenant des cidres de glace, dont trois ont été primés.

Une saveur de plus en plus internationale

Francis Lavoie était de bonne humeur lorsque La Voix de l'Est l'a rencontré à Rougemont en fin de semaine. C'est que le Mondial des cidres de glace, qui en était à sa septième année, portait son nom mieux que jamais.
«Cette année, le Mondial prend vraiment ses lettres internationales», s'enthousiasme le président de l'événement, faisant entre autres référence à la toute première présence de cidriculteurs américains, représentés par l'Association des producteurs de cidre de glace du Vermont. Cette dernière représente les cinq cidreries américaines qui produisent le cidre «à la québécoise».
«Nous nous sommes fait un point d'honneur de faire notre cidre selon la méthode québécoise. C'est même écrit dans notre énoncé de mission, à l'association, affirme en anglais Linda Fondula, qui gère la cidrerie NewHall, dans la municipalité de Reading. D'être ici cette année, c'est vraiment excitant, et nous sommes fiers et honorés!»
Son confrère Albert Léger, un Acadien s'étant expatrié au Vermont et propriétaire de la cidrerie Eden, affirme que les cidres américains ont malgré tout un petit quelque chose qui les distingue des cidres québécois. «Nous travaillons avec des pommes indigènes de la Nouvelle-Angleterre, qui sont greffées chez nous depuis le 16e et le 17e siècle, explique le producteur, dont trois produits ont été primés l'an dernier. Elles sont expressément cultivées pour en faire du cidre, alors ça lui donne une belle acidité.»
Par ailleurs, la Société Strassen, de Belgique, a aussi répondu présente au mondial. Figurant parmi les plus grands producteurs de cidre au monde, elle produit à elle seule environ 35 millions de litres de cidre par année, indique Francis Lavoie, qui à titre de comparatif, précise que la production totale québécoise est environ dix fois moindre.
«Ils viennent nous voir pour notre cidre de glace, et pour en apprendre sur nos techniques, parce que c'est vraiment unique au monde, ajoute le cidriculteur. Avec le gel dehors, au Québec on est au meilleur endroit pour faire du cidre de glace.»
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