Un violent incendie a détruit une maison unifamiliale de Bromont, mercredi.

Une résidence flambe à Bromont

Une famille se retrouve à la rue après qu’un violent incendie ait détruit leur maison, mercredi, rue de Charlevoix à Bromont.

Vers 15 h 50, en apercevant de la fumée sortir de la maison, une voisine a contacté les pompiers. La situation a rapidement dégénéré.

« C’est un incendie qui devait couver depuis longtemps et qui attendait juste d’aller chercher de l’air », croit le directeur du service de sécurité incendie de Bromont, Hugo Brière.

« À l’arrivée de notre premier véhicule d’intervention, les flammes ont sorti par le premier étage [en cassant une fenêtre] et elles lichaient la façade du bâtiment jusqu’au deuxième, ce qui a amené le feu au deuxième étage et dans l’entretoit en peu de temps. Au niveau du deuxième étage, l’accumulation de gaz était vraiment rendue au stade d’allumer, donc aussitôt qu’il y a eu assez d’oxygène, l’incendie s’est allumé dans les premières minutes. »

Les premiers pompiers, après avoir évalué les risques et déterminé s’il y avait quelqu’un à l’intérieur, ont arrosé la maison avec l’eau contenue dans l’autopompe. Les boyaux ont ensuite été branchés à l’aqueduc, lorsque les renforts sont arrivés. 

Les services de Waterloo et de Shefford ont prêté main-forte à leurs collègues de Bromont, tandis qu’une équipe de Cowansville a assuré la couverture du territoire durant l’intervention. L’Association des pompiers auxiliaires de la Montérégie (APAM) était aussi sur les lieux pour supporter les pompiers.

La résidence évaluée à 400 000 $ est une perte totale. « Le bâtiment est encore debout, par contre la toiture est affaissée sur 90 % de sa superficie. On a des équipes qui travaillent avec des échelles par l’extérieur et le plancher est chancelant, indiquait en entrevue, vers 18 h, M. Brière. C’est difficile de travailler pour aller éteindre les dernières flammes. Il y a des secteurs où on peut entrer, mais des secteurs où le plancher est totalement brûlé, mais ça nous oriente pour la recherche et cause. L’enquête ne sera pas facile. »

Pour le moment, rien n’indique que l’incendie est d’origine suspecte. Les techniciens en prévention incendie enquêtaient mercredi soir.

Composée de deux adultes et deux enfants, la famille sera aidée par des proches et par la Croix-Rouge canadienne. « Les parents ont un très bon cercle social, ils ne devraient pas avoir de problème pour se loger. On a fait venir la Croix-Rouge pour leur offrir un soutien pour les premières heures, du moins pour que les enfants ne manquent de rien. »

Les pompiers avaient du travail encore pour une partie de la soirée.