Trente-deux jeunes et moins jeunes ont enfourché leur BMX et leur vélo de montagne et épousé les courbes de la piste asphaltée du parc des Générations lors du Pumptrack Challenge, samedi.

Une relève prometteuse au Pumptrack Challenge

Trente-deux jeunes et moins jeunes ont enfourché leur BMX et leur vélo de montagne et épousé les courbes de la piste asphaltée du parc des Générations pour tenter de battre les temps de Chaney Guennet, un athlète du top-3 mondial de l'Union de cyclisme international, lors du Pumptrack Challenge, samedi.
Chaney Guennet établissait les temps à battre lors du Pumptrack Challenge, au parc des Générations.
Édouard Proulx, champion canadien de BMX dans la catégorie 13 ans, est passé tout près de battre la marque établie par Chaney Guennet, cycliste professionnel, lors du Pumptrack Challenge de samedi.
« Moi, je fais un temps chrono, et après, chaque pilote essaie de battre mon temps », explique le Français de 24 ans Chaney Guennet­, qui séjournait à Waterloo le temps du Pumptrack Challenge. Son meilleur temps pour effectuer le parcours prévu pour la compétition sur la piste : 17,86 secondes. Il était interdit de pédaler durant la compétition. Le truc pour aller plus vite : épouser les courbes. Les utiliser pour accélérer, d'où le « pump » de pumptrack. 
« Habituellement, les Pumptrack Challenges se réalisent sur un parcours en parallèle, en doublon. C'est une course. Nous, on n'avait pas cette possibilité-là avec cette piste, donc on a trouvé la solution de mettre un temps », explique Cbastien Gauthier, du Centre national de cyclisme de Bromont.
Le premier temps établi par le pro (environ 20 secondes) a étonnamment été battu par Félix Girard, 16 ans. « J'avais pas fait un tour extraordinaire », se défend Chaney. « J'avais fait un tour propre, sans trop d'erreurs, mais quand même. On essaie de repousser un petit peu les limites à chaque tour ». 
Plus tard dans la journée, Chaney Guennet a signé un temps de 17,86 secondes, « le » temps à battre sur la piste du parc des Générations. Ont suivi Félix Girard (18,26 secondes) et Édouard Proulx (18,71 secondes). 
Ce dernier, originaire de Saint-Valérien, fait partie de l'équipe Québec de BMX. Il est champion canadien dans la catégorie 13 ans. « Pour sa catégorie, c'est la personne à suivre pour l'avenir du BMX au Québec », croit Cbastien Gauthier. Édouard et son frère Xavier revenaient d'ailleurs du Championnat du monde de BMX, disputé à Rock Hill en Caroline­ du Sud, étant donc parmi les 16 meilleurs Canadiens de leur âge respectif­ dans la discipline.
Chez les filles, c'est Jessica Raymond­, 30 ans, qui l'a emporté (23,71 secondes). Chez les 12 ans et moins, les gagnants sont Thomas Vincent (20,19 secondes), Émile Houlde (21,28 secondes) et Xavier Marois-Fortin (22,26 secondes). Ces athlètes sont repartis médaille au cou. Des casques, autocollants et T-shirts de la marque Kenny ont également été remis à quelques participants.
« On est très satisfaits du déroulement de la journée. On a eu de l'accueil de la part de la Ville, et même sous la pluie, ça roule ! Il n'y a pas eu de chute non plus. C'est vraiment ce à quoi on s'attendait. C'est sûr qu'on aurait aimé avoir un peu plus de monde... c'est probablement­ à cause de la pluie. »
Le dimanche, quelques personnes se sont présentées au parc des Générations pour essayer la piste. Chaney et Cbastien étaient là pour discuter et leur donner des trucs. 
Les vertus de l'asphalte
« La piste, elle est super cool. Elle est technique, mais aussi plein de monde peut venir s'initier. Elle est ludique, et il y en a un petit peu pour tous les niveaux », juge Chaney.
Sa conception est signée Yannick Vincent, de BMXpert. « Quand on l'a construite [en automne 2016], il y en avait juste trois du genre au Québec, six dans le Canada en entier et quatre aux États-Unis », souligne-t-il. Le pumptrack asphalté est un produit­ relativement­ nouveau.
Heureusement qu'elle était en asphalte, cependant, sans quoi la pluie de samedi aurait eu raison du Pumptrack Challenge. « Même sous la pluie, ça roule. C'est pas le fun l'asphalte ? », demande en riant le concepteur de la piste.
Et que préfère l'athlète inter­national : l'asphalte ou la terre ?
« Personnellement, je préfère la terre, répond Chaney Guennet. Les sensations sont différentes, le bruit est différent. Mais l'avantage des pistes d'asphalte, c'est que plus de disciplines peuvent s'y pratiquer. » Il mentionne notamment le skateboard, la trottinette et le rollerblade. « Pour une commune, vaut mieux prioriser l'asphalte, aussi bien pour l'entretien. Pour les compétitions, la terre est plus représentative du mountain bike [sa discipline] ».
« Je connaissais beaucoup la clientèle de la région », souligne pour sa part Yannick Vincent. « Je savais qu'il y avait beaucoup de skateboards et de trottinettes qui en profiteraient aussi. Au lieu d'avoir, par exemple, 3000 utilisateurs, tu te ramasses avec 10 000 ! Pour la Ville, c'est un bien meilleur investissement. »
L'événement s'inscrivait dans les festivités du 150e anniversaire de Waterloo.