Nancy Beauchamp récolte actuellement des jouets usagés qu’elle souhaite remettre à des enfants défavorisés pour Noël.
Nancy Beauchamp récolte actuellement des jouets usagés qu’elle souhaite remettre à des enfants défavorisés pour Noël.

Une récolte de jouets à temps pour Noël

Florence Tanguay
Florence Tanguay
La Voix de l'Est
À l’approche du temps des Fêtes, Nancy Beauchamp a décidé d’amasser des jouets usagés pour ensuite les distribuer à des familles à faibles revenus, en espérant ainsi égayer leurs festivités.

«Avec la COVID, c’est difficile pour tout le monde, mais Noël va être encore plus difficile pour certaines familles», fait valoir Nancy Beauchamp, propriétaire de la friperie Lily Fripouille, à Granby. Avec la fermeture de nombreux commerces et restaurants, elle s’inquiétait du fait que certains parents ne seraient probablement pas en mesure d’offrir des cadeaux à leurs enfants, ce 25 décembre.

Mme Beauchamp a eu l’idée d’organiser une récolte de jouets usagés pour ensuite les distribuer à des familles de la région. Une fois décidée, elle n’a fait ni une, ni deux, et elle a lancé un appel à tous sur Facebook, où elle demandait des dons de jouets de toutes sortes, pour les bébés comme pour les enfants de 12 ans. «Je n’ai pas pris le temps de réfléchir, admet-elle en riant. Je n’avais pas d’attentes, j’ai lancé ça dans les airs en me disant que je ferais avec ce que j’aurais.»

Les réponses positives ne se sont pas fait attendre longtemps. En effet, plusieurs personnes ont rapidement montré leur intérêt à remettre des jouets pour que cette initiative soit une réussite. «Je suis agréablement surprise, mais pas si surprise que ça en même temps, révèle Nancy Beauchamp. Je savais très bien qu’il y en avait qui réagiraient à cette demande.»

Une logistique qui en vaut la peine

Les personnes intéressées à faire un don ont jusqu’au 15 décembre pour aller porter poupées, casse-têtes, blocs, livres ou jeux de société chez Lily Fripouille. S’il n’est pas possible pour les bienfaiteurs de se déplacer, la propriétaire offre même d’aller chercher les jouets. «Quand je fais quelque chose, je ne le fais pas à moitié», justifie-t-elle.

La pandémie étant toujours bien présente, l’instigatrice de cette initiative a dû mettre en place une logistique rendant le tout sécuritaire. Tous les jouets reçus passeront une période de quarantaine dans un garage, avant d’être bien nettoyés, puis emballés. «Pour ce qui est de la distribution, soit les gens passeront sur rendez-vous ou c’est moi qui vais aller porter les jouets sur leur paillasson», détaille Mme Beauchamp, qui a songé à chaque détail.

Si ce sont les enfants qui seront davantage gâtés par ce projet, les parents ne seront pas en reste. La propriétaire de Lily Fripouille compte demander aux artisans qui exposent leurs produits à la boutique d’offrir un petit quelque chose qui pourra être remis aux parents. Le beau-père de Mme Beauchamp s’est aussi porté volontaire pour aller acheter des denrées qui seront jointes aux jouets des enfants, dans le but d’agrémenter le repas de Noël.

«Je vais aussi prendre les noms de toutes les personnes qui ont donné et que je vais faire tirer au sort une carte-cadeau de 50$ à dépenser à la boutique», complète Nancy Beauchamp. De cette façon, elle s’assure que toutes les personnes ayant donné, dans le cadre de son projet, aient une chance de recevoir à leur tour.