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«Les élèves apprennent moins efficacement à partir de la maison», souligne Alina Laverrière, présidente du Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska.
«Les élèves apprennent moins efficacement à partir de la maison», souligne Alina Laverrière, présidente du Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska.

Une pression supplémentaire pour les enseignants du primaire

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
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L’annonce du report d’une semaine du retour en classe des élèves du primaire ajoute une pression supplémentaire sur les épaules des enseignants, estime la présidente du Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska (SEHY), Alina Laverrière.

«On nous vole encore une semaine, affirme Mme Laverrière. J’ai de la difficulté à dire qu’on va assurer le programme complet d’ici la fin de l’année et remplir les attentes face aux épreuves ministérielles. On a déjà un programme chargé.»

La pause du printemps dernier et les mesures sanitaires observées dans les écoles ont causé des retards d’apprentissage chez de nombreux élèves. La nouvelle modification à l’horaire scolaire confirmée par le premier ministre en conférence de presse, mardi, «ne va pas aider», dit-on au SEHY.

«Il y a un plus gros facteur de réussite en étant présent à l’école, dit la présidente. Les élèves apprennent moins efficacement à partir de la maison.»

Activités

Alina Laverrière estime toutefois qu’il s’agit d’une bonne décision du point de vue de la santé publique. Des activités seront également suggérées aux élèves par leurs professeurs du 4 au 11 janvier.

«C’est important que l’école ne soit pas complètement fermée et qu’un service aux élèves soit offert. Sinon, il aurait fallu prolonger le calendrier scolaire durant l’été.»

La présidente du SEHY estime que les écoles du centre de services scolaire du Val-des-Cerfs sont «majoritairement prêtes» à accompagner les élèves à distance.

Et avec seulement 85 cas de COVID-19 répertoriés depuis le début de l’année scolaire «on peut se considérer chanceux» dans Brome-Missisquoi et la Haute-Yamaska, dit Mme Laverrière. «Tout compte fait, on se porte quand même bien.»