Le maire de Sainte-Angèle-de-Monnoir, Denis Paquin

Une politique pour encadrer les dons

À l’instar de toutes les municipalités, Sainte-Angèle-de-Monnoir est régulièrement sollicitée par de nombreux organismes à but non lucratif et de bienfaisance. Pour encadrer les demandes de dons qui lui sont fréquemment adressées, le conseil municipal a adopté lundi une politique à cet effet.

« Ce n’est pas le rôle d’une municipalité de financer toutes les organisations, bien que parfois, c’est notre rôle de signifier notre soutien à des organismes », souligne le maire Denis Paquin en entrevue.

Pour soustraire à l’arbitraire les demandes reçues et pour baliser le processus, une liste de plusieurs critères a été élaborée, explique l’élu. « Il a fallu se donner des repères pour objectiviser les oui et les non. Ça devient comme une sorte de guide pour nous aider à traiter toutes les demandes », dit-il.

En vertu de la nouvelle politique, les dons de Sainte-Angèle-de-Monnoir ne toucheront que les organismes à vocation locale ou régionale ; ceux dont la mission a une portée provinciale, nationale ou internationale sont exclus d’emblée, tout comme les organisations qui ont des visées lucratives.

La proximité avec la population angèloirienne fait d’ailleurs partie des critères qui seront étudiés par la municipalité. Celle-ci « favorisera d’abord les demandes provenant d’un membre de sa population ou d’un organisme y ayant pignon sur rue. À défaut, elle encouragera celle s’en rapprochant le plus », peut-on lire dans la politique.

En outre, le nombre de citoyens touchés par l’action de l’organisme et leur vulnérabilité de même que la concordance de la mission de l’organisme avec les priorités de la planification stratégique de la Ville font aussi partie des conditions à analyser par le conseil pour faire un don ou non, énumère M. Paquin.

Enfin, il faudra que la municipalité ait les moyens de contribuer. « Lors de la planification budgétaire annuelle, on fixe un montant pour les dons et on s’en tient à ça », relève le maire.