La fondatrice de Bee est native de Sherbrooke et réside actuellement à Saint-Joachim-de-Shefford.
La fondatrice de Bee est native de Sherbrooke et réside actuellement à Saint-Joachim-de-Shefford.

Une plateforme pour promouvoir l’entraide et les bonnes actions

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
Un outil social développé dans la région qui vise à promouvoir l’entraide et la bienveillance vient tout juste d’être lancé : la plateforme Bee.

Bee est une plateforme qui met en relation des gens, des entreprises et des organismes qui veulent s’unir et se mobiliser pour faire une différence dans leur communauté en proposant des opportunités de bénévolat, des demandes d’aide, des emplois ou des services.

C’est un outil social, non pas un réseau, «qui est entièrement dédié à l’entraide et à la bienveillance, qui s’adresse à tous ceux qui ont envie de faire une différence», insiste la fondatrice de l’entreprise, Mireille Roy, qui habite Saint-Joachim-de-Shefford.

Il permet aussi de braquer les projecteurs sur les initiatives positives et inspirantes. «C’est un mélange de La Bonne Nouvelle TVA, du mouvement “Ça va bien aller” et d’un genre de Linkedin de la bonne action», rigole la fondatrice de l’entreprise, qui planche sur ce projet depuis quatre ans.

Les utilisateurs sont appelés à partager leurs bonnes actions, mais aussi à lancer des cris du coeur lorsqu’ils sont dans le besoin.

Il y a quelques semaines, raconte Mireille, un organisme de Sherbrooke qui travaille auprès de la clientèle itinérante manquait de couvertures et de sacs de couchage pour ses interventions. «On aurait pu lancer un appel à la communauté».

Cela fait maintenant quatre ans que Mireille Roy (sur la photo) et son équipe travaillent sur la plateforme Bee.

Le lancement n’était pas prévu avant plusieurs semaines encore, mais l’équipe derrière Bee était d’avis que plusieurs fonctionnalités déjà opérationnelles pouvaient être bénéfiques pour la communauté durant la pandémie, accessible au www.beemeaningful.com.

«On souhaite que cet élan de solidarité perdure, que ça devienne une partie intégrante de nos vies, dans le quotidien», indique Mireille.

Dans les prochaines semaines, de nouvelles fonctionnalités viendront bonifier l’expérience. L’une d’elles visera à lancer des défis aux utilisateurs pour motiver les bonnes actions.

Genèse et développement

C’est en faisant du bénévolat lors de la crise du verglas en 1998 que l’idée a germé dans son esprit, «une expérience enrichissante qui a changé [sa] vie». L’humain, croit-elle, a un besoin fondamental de contribuer et de se sentir utile.

Pourquoi Bee ? D’abord, explique Mireille Roy, parce que ça vient de l’expression québécoise faire un “bi”, qui signifie se réunir pour aider un ami ou un voisin. Elle donne en exemple les corvées de sacs de sable pour protéger les maisons lorsqu’il y a des inondations.

Ensuite, il y a un parallèle à tracer avec la cause des abeilles, chère à ses yeux, dit-elle. « S’il n’y a plus d’abeilles, il n’y a plus d’humanité.»

Ce choix fonctionne bien dans toutes les langues, un aspect important lorsqu’on a les ambitions de l’équipe derrière cet outil. «On commence le lancement au Québec, mais on espère rapidement élargir la communauté à la grandeur du pays et plus encore : on veut que Bee devienne un mouvement mondial», affirme Mireille Roy, qui souhaite aussi atteindre la marque symbolique d’un million d’utilisateurs.

La plateforme est en ligne depuis le 26 mars, mais n’a pas été publicisée pour la période d’essai, le temps de voir s’il y avait quelques erreurs techniques.

On trouve déjà quelques publications sur la plateforme. L’une d’elles représente parfaitement l’esprit de Bee; une dame de Deux-Montagnes publie une photo avec ses enfants lors d’une balade en vélo et écrit : «Aujourd’hui pendant notre promenade à vélo en famille, nous avons apporté avec nous gants et sacs pour ramasser les cochonneries sur les rives de la rivière... 20 min = 2 sacs complets! Je vous lance le défi de faire ça au moins une fois ce mois-ci avec vos enfants».

En partageant ses bonnes actions, croit la Joachimienne, elles ont un plus grand impact puisqu’elles peuvent inciter les autres à faire de même.

Avoir un impact à court terme

L’équipe derrière Bee souhaitait avoir un impact positif rapidement, c’est pourquoi ils se sont associés à l’organisme One Tree Planted et lui remettront 10% de ses revenus publicitaires.

«Notre but c’est vraiment d’avoir un impact positif auprès des communautés et de l’environnement», assure Mme Roy.

La mise sur pied d’une application mobile fait partie des plans de l’entreprise, mais une fois que le projet aura le vent dans les voiles. D’ici là, la version mobile de la plateforme sera fonctionnelle pour recevoir et partager votre bonne nouvelle.