Des représentantes de l'AFÉAS de Granby ont remis lundi la pétition de 5560 signatures au député François Bonnardel, qui en fera le dépôt à l'Assemblée nationale jeudi.
Des représentantes de l'AFÉAS de Granby ont remis lundi la pétition de 5560 signatures au député François Bonnardel, qui en fera le dépôt à l'Assemblée nationale jeudi.

Une pétition pour bonifier la prestation de décès

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
Statique depuis 1998, il est temps que la prestation de décès soit bonifiée afin d'être plus adéquate aux besoins d'aujourd'hui. Des représentantes de l'AFÉAS de Granby ont remis lundi une pétition de 5560 signatures en ce sens au député François Bonnardel, qui en fera le dépôt à l'Assemblée nationale jeudi.

Les pétitionnaires réclament que le montant de la prestation de décès passe à 3300$, pour être par la suite indexé annuellement selon le coût de la vie.

En outre, la pétition demande à ce que la prestation ne soit plus imposable, en plus de devenir universelle. «Au moment du décès de la personne, sa famille n’est pas prête à aller valider si une petite case dans un ou plusieurs formulaires a été cochée», déplore la présidente, faisant référence aux nombreuses exceptions et au dédale bureaucratique que doivent affronter certaines personnes pour se prévaloir de la prestation en prévision de leur décès.

«On juge que nos demandes sont assez raisonnables, allègue Mme Duval. L’objectif, c’est que la prestation paie la moitié des frais funéraires, ce qui était l’esprit de la prestation, dans le passé.»

«C’est un message très fort, souligne pour sa part François Bonnardel. 5000 signatures, c’est énorme. On parle de 5000 noms, mais on aurait pu mettre un zéro de plus, même deux zéros de plus, parce que c’est une préoccupation qui peut toucher toute la population. Il s’agira probablement de la plus grosse pétition que j’aurai déposé en dix ans de vie parlementaire.»

Selon le député, critique du deuxième parti d’opposition en matières de Finances, son homologue au sein du gouvernement devra étudier la question en vue du prochain budget, ce printemps.