Une trentaine de joueurs ont participé au tournoi jeunesse organisé samedi par le Club d'échecs de Granby. À l'avant-plan, Thomas Gonzalez (vêtu de pantalons gris) et Liam Morin croisent le fer lors de la cinquième et dernière ronde.

Une passion qui n'a pas d'âge

Faire compétitionner une trentaine de jeunes du primaire dans un silence quasi complet. C'est le tour de force qu'ont réalisé les organisateurs du tournoi jeunesse du Club d'échecs de Granby.
« Si un jeune placote, il perd sa partie. Donc c'est un bon incitatif », lance à la blague Sylvain Courtemanche, un des administrateurs du club granbyen. 
Samedi au centre culturel France-Arbour, chacun des participants a disputé cinq parties. Les joueurs rivalisaient afin de décrocher une médaille dans l'une des trois catégories d'âge en lice. 
Lui-même un compétiteur de haut niveau, l'entraîneur Malcolm Marcone surveillait d'un oeil intéressé les meilleurs éléments. « Moi, j'ai commencé à jouer aux échecs à 14 ans. Si ces jeunes-là profitent du même encadrement aussi tôt, leur potentiel est illimité », a-t-il affirmé.
M. Marcone avait notamment de bons mots pour le jeune Thomas Gonzalez, qui s'est découvert un nouveau passe-temps il y a tout juste quatre mois.
« J'aime les jeux de logique. Quand tu n'as pas besoin d'avoir les cartes de ton côté. C'est vraiment amusant », a mentionné le Sheffordois de 9 ans. 
Pour sa part, Liam Morin joue aux échecs depuis la maternelle. Plutôt timide devant les représentants de La Voix de l'Est, l'élève de quatrième année pouvait toutefois être fier de ses performances. Après quatre rondes samedi, il n'avait subi qu'un seul revers. 
Nombreux bienfaits
Malcolm Marcone estime que les échecs, en plus de leur caractère ludique, peuvent avoir des impacts positifs sur le développement d'un enfant.
« Ça enseigne la concentration, l'humilité, la logique et la créativité. Pour moi, ça peut susciter le même plaisir artistique que de peindre une toile », a-t-il illustré.
Sylvain Courtemanche abonde dans le même sens. « Les échecs stimulent les mêmes zones du cerveau que celles utilisées pour faire des maths et des sciences. On pense que ça peut être très bénéfique. »
Relancé en septembre dernier, le Club d'échecs de Granby compte aujourd'hui une trentaine de membres. M. Courtemanche estime qu'un événement tel que celui tenu samedi permet au regroupement de « recruter à la base ».
« Les jeunes apprennent vite, et ils ont le temps. Ils sont capables de développer rapidement une nouvelle passion. »