Les eaux de ruissellement entraînent l’érosion de la rampe de mise à l’eau des bateaux à la plage municipale de Waterloo. La Ville veut installer une structure moins vulnérable à ce type de problème.

Une nouvelle rampe de mise à l’eau à la plage municipale de Waterloo

La Ville de Waterloo veut améliorer la rampe de mise à l’eau de la plage municipale. Des problèmes d’érosion font qu’un grand volume de sable et de gravier se retrouve chaque année dans le lac lors de fortes averses, ce qui est nuisible à la qualité de son eau.

« C’est une problématique qu’on veut régler pour le bien de notre lac », explique le maire Jean-Marie Lachapelle. Les travaux sont d’autant plus nécessaires puisque la rampe est de plus en plus utilisée par des pêcheurs. « Il y a une augmentation du nombre de gens qui vont sur le lac pour pêcher », souligne-t-il.

La rampe sera remplacée par un tapis de béton flexible. « C’est un produit costaud et durable », souligne Yves Gagnon, directeur des travaux publics de la municipalité. « Ça limite vraiment les problèmes qu’on voit avec les rampes de mise à l’eau », dit-il.

Les estimations pour l’achat d’un tapis de béton flexible, les frais professionnels d’ingénierie et d’arpentage font que le projet devrait coûter de 65 000 $ à 70 000 $, a dit M. Gagnon.

Une demande d’aide financière a été acheminée le mois dernier au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, a-t-il dit. La subvention, offerte dans le cadre du programme Accès aux plans d’eau pour la pêche récréative, pourrait couvrir jusqu’à 50 % des coûts.

La municipalité ne détient pas de données précises quant au nombre de bateaux mis à l’eau par l’entremise de la rampe de la plage municipale, indique M. Gagnon. Il estime que de 20 à 25 embarcations sont mises à l’eau lors des belles journées estivales. Les autres jours, ce sont quatre à cinq bateaux en moyenne, dit-il.

Le lac Waterloo accueille des populations d’achigans à petite et grande bouche, des brochets et des perchaudes.

Par ailleurs, la Ville n’a pas encore décidé où elle aménagera son premier jardin de pluie. Deux emplacements sont à l’étude, a dit M. Gagnon. Ils feront l’objet d’une discussion la semaine prochaine lors d’une rencontre du comité des travaux publics. « On va discuter des emplacements. Mais on doit encore vérifier certaines choses avant de faire notre choix », a-t-il dit.

Jardins de pluie

Le choix d’un emplacement est crucial pour la suite des choses, fait remarquer M. Gagnon. La Ville entend en effet miser sur les aires de biorétention pour réduire le phosphore qui entre dans le lac par ruissellement des eaux de pluie. L’administration municipale fait sienne la recommandation des Amis du bassin versant du lac Waterloo (ABVLW) en recourant à cette approche. « On croit à la biorétention. Mais les jardins de pluie doivent être aux bons endroits, des endroits stratégiques pour qu’ils jouent bien leur rôle », illustre le haut fonctionnaire. La Ville investira 20 000 $ dans la première aire de biorétention.

En entrevue lundi, la nouvelle présidente des ABVLW, Esther Déom, a dit qu’une soixantaine d’aires de biorétention devraient être aménagées autour du lac pour améliorer la qualité de son eau. Le groupe environnementaliste a confié au Regroupement des associations pour la protection de l’environnement des lacs et des bassins versants (RAPPEL) le mandat d’identifier les meilleurs endroits pour ces jardins particuliers.

D’autres aires de biorétention seront en effet construites, a confirmé M. Gagnon, sans en préciser le nombre. Idéalement, les sites choisis seront sur des terrains appartenant à la municipalité, ce qui facilitera leur aménagement, a dit le directeur des travaux publics. Des emplacements sur des terrains privés seront aussi identifiés. Des discussions avec leurs propriétaires devront alors être amorcées, a-t-il reconnu.

Les aires de biorétention seront d’une longueur d’une quinzaine de mètres, calcule M. Gagnon. Leur lit sera composé de roches pour permettre l’infiltration des eaux de ruissellement et des arbustes indigènes seront plantés pour absorber une partie de l’eau et pour embellir les aires.