La beauté du lac Waterloo a séduit la nouvelle présidente des ABVLW, Esther Déom. « Ce n’est pas un grand lac, mais ce que j’aime, c’est qu’on peut pratiquer des sports aquatiques tranquilles comme le kayak, le canot, le paddleboard, la pêche. On est vraiment chanceux. »

Une nouvelle présidente pour les Amis du bassin versant du lac Waterloo

Esther Déom est devenue la semaine dernière la présidente du conseil d’administration des Amis du bassin versant du lac Waterloo (ABVLW). Cette professeure de relations industrielles de l’Université Laval, récemment retraitée, veut continuer de bâtir des ponts avec l’administration municipale et sensibiliser les citoyens aux bienfaits d’un lac en santé.

« C’est un beau lac. Je suis très heureuse de pouvoir travailler avec des gens impliqués pour qu’on s’en occupe. On est à la retraite, on n’a donc plus d’ambition de carrière », lance-t-elle à la blague pour illustrer qu’elle entend consacrer du temps pour faire progresser l’organisation environnementaliste.

Mme Déom est nouvelle dans la région. Elle est arrivée à Waterloo en 2016, explique-t-elle en entrevue. Ça ne l’empêche pas de se sentir déjà à la maison. « Je connais assez bien la ville. Ma sœur habite ici depuis longtemps. On est souvent venus la voir », raconte-t-elle. La beauté du lac l’a séduite. « Ce n’est pas un grand lac, mais ce que j’aime, c’est qu’on peut pratiquer des sports aquatiques tranquilles comme le kayak, le canot, le paddleboard, la pêche. On est vraiment chanceux. »

À peine installée, Mme Déom est devenue membre des ABVLW. D’abord comme administratrice du conseil d’administration, puis comme secrétaire.

Comme son prédécesseur, Louis Brenn, Mme Déom entend poursuivre les efforts des ABVLW pour améliorer la qualité de l’eau du lac. Plusieurs projets sont en cours ou en préparation, certains en collaboration avec la Ville.

La caractérisation des plantes envahissantes exotiques se déroulera cet été, a-t-elle confirmé. Des biologistes de la firme Biodiversité Conseil recenseront quels types de ces végétaux sont présents dans le lac. Les résultats permettront à l’organisme de déterminer quelles mesures doivent être prises pour les combattre, a-t-elle indiqué.

Les dirigeants des ABVLW ont présenté un projet à la Ville en début d’année pour aménager une station de lavage des coques à la descente des bateaux près de la plage municipale. La proposition n’a pas été retenue, a dit Mme Déom. Pas cette année, a-t-elle ajouté. « On doit faire des choix. Cette année, la Ville va aménager un jardin de pluie. C’est un important projet. C’est une façon naturelle de contrôler le phosphore qui se dirige vers le lac », dit-elle.

Ce n’est qu’un début, assure Mme Déom. D’autres aires de biorétention, l’expression utilisée pour décrire les jardins de pluie, seront aménagées au fil des ans tout autour du lac, prédit-elle. « C’est un signal fort qu’on veut envoyer », illustre-t-elle.

Les ABVLW ont confié au Regroupement des associations pour la protection de l’environnement des lacs et des bassins versants, le RAPPEL, le mandat d’identifier les endroits où aménager des jardins de pluie. Mme Déom estime qu’une centaine d’aires de biorétention pourrait être aménagée. « On doit en avoir plusieurs pour avoir un impact », dit-elle. « C’est une solution durable pour nos cours d’eau. Ça peut même devenir un attrait visuel. C’est très beau. La Ville de Seattle a bien réussi et ça fonctionne. »

Le phosphore qui se rend dans le lac provient à 53 % de l’urbanisation, avait affirmé M. Brenn lors d’une conférence en début d’année sur les jardins de pluie.

Impressionnant parcours

Mme Déom possède un impressionnant parcours. Elle est la première femme à avoir obtenu un doctorat en relations industrielles de l’Université de Montréal. Elle s’est fait connaître notamment grâce à son travail sur l’équité salariale, le syndicalisme et la négociation collective, peut-on lire sur une publication internet de l’École des relations internationales de l’UdeM qui lui rend hommage.

La prochaine activité grand public des ABVLW aura lieu le samedi 1er juin. Les citoyens sont conviés à la corvée annuelle des berges du lac. Le lieu de rencontre est le pavillon Saint-Bernardin (14, rue Lewis) à Waterloo. L’activité se déroule de 8 h à 12 h.