La multinationale IBM a entamé des pourparlers avec Globalfoundries au sujet de la vente de ses activités de semi-conducteurs, selon le Wall Street Journal.

Une nouvelle ombre au tableau d'IBM

L'incertitude qui plane sur l'avenir de l'usine d'IBM à Bromont se poursuit. Après la suppression de dizaines de postes au cours des dernières semaines au sein de sa filiale bromontoise, voici que la multinationale américaine se retrouve en pourparlers avec Globalfoundries au sujet de la vente de ses activités de semi-conducteurs, selon le Wall Street Journal.
Selon le quotidien américain, le manufacturier de semi-conducteurs taïwanais TSMC ne serait plus dans la course. Le fabricant de puces Intel ferait aussi partie des négociations. Le géant américain serait cependant relégué au second rang dans cette éventuelle transaction. L'usine de Bromont pourrait être touchée si Globalfoundries, une firme californienne dont les fonds proviennent principalement des Émirats arabes, met la main sur cette importante portion des activités d'IBM.
Selon le Wall Street Journal, le prix oscillerait entre 1 et 2 milliards de dollars. Une entente ne serait toutefois pas conclue à court terme en raison d'un différend entre les deux parties au sujet du contrôle de plusieurs brevets. Le morcellement de l'entreprise avait notamment été amorcé en janvier, quand IBM a cédé ses serveurs d'entrée de gamme à la société chinoise Lenovo. Cette dernière avait par ailleurs acheté les actifs de production de PC du géant informatique en 2005.
Rappelons qu'en février, La Voix de l'Est mentionnait qu'une vague de coupures à l'échelle mondiale avait été évoquée. La direction de l'usine de Bromont avait été plutôt avare d'explications au sujet des répercussions de ce «rééquilibrage des effectifs».
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