Des élèves de l’école Parkview ont découvert mercredi la nouvelle oeuvre ludique permanente de la Ville de Granby, installée près de la bibliothèque Paul-O.-Trépanier.

Une nouvelle oeuvre ludique qui a de la gueule à Granby

Une nouvelle œuvre ludique a fait son apparition en face de la bibliothèque Paul-O.-Trépanier, à Granby. Il ne s’agit pas d’une citrouille géante, mais bien d’une tête de lion grand format, qui emprunte la couleur vive de la cucurbitacée la plus populaire à l’Halloween.

L’œuvre, la septième de la campagne Granby est zoo, a de nouveau été conçue par les artistes granbyens Jean-Yves Rhéaume et Marco de Muri d’Arkad Productions. Installée mardi soir, elle a été officiellement dévoilée mercredi, entre autres en présence d’élèves de deuxième année de l’école Parkview qui ont pris plaisir à la découvrir. 

La tête de lion trône sur la petite place publique aménagée au cours des dernières semaines, près de la bibliothèque. Des motifs animaliers ont été peints au sol par Jasmin Guérard-Alie. Des jeux pour bambins ont été ajoutés. L’aménagement paysager a aussi été revu. 

La bibliothécaire, développement des collections, animation et promotion, à la bibliothèque Paul-O.-Trépanier, Mariève Massé, se réjouit de cet ajout coloré. « Il y a eu beaucoup de changements depuis deux ans à la bibliothèque. On essaie d’être plus dynamique, d’amener de nouvelles idées et d’être plus axé sur les besoins de la communauté. On veut aller chercher cette étincelle d’imagination, d’originalité. Ça cadre bien avec le gros projet de Granby est zoo. Ça nous fait plaisir d’avoir un prolongement ludique à l’extérieur », a-t-elle fait valoir.   

Bon dosage

Selon le maire, Pascal Bonin, lentement mais sûrement, l’image de Granby tend à changer. Et il salue « l’esprit d’ouverture » des citoyens. « Quand je suis arrivé à la mairie, Granby avait l’image d’une ville classique. Mais on est passé, en quelques années, à l’image d’une ville plus ouverte », dit-il, en soulignant entre autres la réaction enthousiaste des citoyens face à la traverse piétonnière colorée aménagée à l’angle des rues Vittie et Glen. 

Selon lui, au-delà de ses allures « comiques », la campagne Granby est zoo a néanmoins des objectifs sérieux. Les œuvres visent entre autres à créer des échanges entre les citoyens et à rendre la ville « plus humaine et accessible ». Elles permettent aussi, dit-il, de nouveaux « mouvements » des visiteurs de passage dans la région, qui souhaitent partir à la découverte des sculptures au centre-ville. 

Le conseil municipal aura à se prononcer sur la troisième mouture — et possiblement la dernière — de la campagne, mais il semble déjà assuré qu’elle sera bonifiée en 2019. « Il faut continuer à être créatif, mais il faut surtout continuer à être de bon goût. L’enjeu de l’an trois va être là: d’avoir le bon dosage. Les œuvres qui sont déjà là doivent continuer à vivre et on doit en insérer de nouvelles qui vont avoir un impact », dit le maire Bonin.   

Des panneaux d’interprétation viendront par ailleurs enrichir prochainement les œuvres actuelles avec des informations éducatives et amusantes sur les animaux, souligne la directrice du développement touristique de Commerce Tourisme Granby et région (CTGR), Hélène Plante. 

Interactivité  

Selon le maire, si l’ajout d’un éléphant rose, d’une girafe rouge, d’un chameau turquoise, d’un hippopotame vert, d’un gorille bleu et d’un suricate jaune au centre-ville a suscité des critiques de citoyens la première année, la campagne est de plus en plus populaire, estime Pascal Bonin. Une majorité de citoyens voient désormais d’un bon œil, croit-il, l’interaction que suscitent les œuvres. « Beaucoup de gens ont vu la joie et l’étonnement que ça procure. Ça a fait changer les choses », dit-il.   

Les sculptures semblent d’ailleurs avoir un fort pouvoir d’attraction, car elles doivent régulièrement être lavées, alors que plusieurs prennent plaisir à grimper sur le dos de l’hippopotame, du chameau et même de l’éléphant. Des actes de vandalisme ont été rapportés, mais ils demeurent mineurs, selon le maire.  

L’interactivité avec la nouvelle œuvre de la bibliothèque est rehaussée d’un cran, car même un adulte peut entrer à l’arrière de sa tête pour en ressortir par sa gueule béante. 

Les créateurs de l’œuvre sont satisfaits de l’effet créé. D’autant plus que la sculpture semble davantage intégrée dans le décor, avec la peinture au sol où la couleur orange est bien présente, souligne Jean-Yves Rhéaume qui, avec Marco de Muri, a aussi participé à un projet similaire à Montréal.  

Un zoo virtuel a en outre été déployé au centre-ville cette année dans le cadre de la campagne Granby est zoo. L’application mobile qui l’accompagne a été téléchargée plus de 3600 fois, note CTGR. Comme l’an dernier, un budget annuel de 155 000 $ a été accordé à ce projet qui vise à rehausser l’image de marque de la Ville.