Un canard géant, comme celui ayant déjà fait une tournée mondiale, pourrait flotter sur le lac Boivin.

Une nouvelle image qui va décoiffer à Granby

« Audacieuse », « ludique », « flyée » : la nouvelle image de marque de la Ville de Granby qui sera déployée cet été fera jaser tout le Québec. Elle résonnera peut-être même à l'international, est convaincu le maire Pascal Bonin.
Le conseil municipal a accepté lundi soir, lors d'une séance extraordinaire, d'accorder un budget de 155 000 $ pour la mise en place d'un nouveau branding. Et, visiblement, le maire est emballé. « Je vous promets que ça va décoiffer. On est allés loin dans le out of the box. (...) Mais c'est de très bon goût et fait de façon professionnelle », a-t-il lancé au terme de la séance. 
Pascal Bonin a voulu entourer le projet d'une aura de mystère pour créer un effet de surprise. Mais le sommaire décisionnel remis aux élus et dont les médias ont obtenu copie est toutefois plutôt transparent. 
Le logo et le slogan de la Ville ne changeront pas. La somme de 155 000 $ ne sera pas investie dans une campagne de publicité, mais plutôt dans l'ajout de différentes­ structures. 
Des lettres grand format, à l'image de celles de I amsterdam de la capitale des Pays-Bas, sont par exemple envisagées près de Vélo Gare. Un canard géant, comme celui qui a fait une tournée mondiale, pourrait flotter sur le lac Boivin. L'ajout de jeux géants est évoqué au centre sportif­ Léonard-Grondin et au parc Terry-Fox. Une invasion de sculptures d'animaux géants est aussi prévue. « C'est inspiré d'ailleurs, mais c'est made in Granby­ », dit le maire. 
Dans le paysage 
Aucun lancement officiel ne sera effectué. Les Granbyens se lèveront plutôt un matin et de nouveaux éléments figureront dans le paysage. « La journée où les premières structures vont apparaître, les gens ne vont parler­ que de ça », croit le maire. 
Ce projet est en gestation depuis deux ans. Il sera réalisé avec la collaboration de Commerce et tourisme Granby et région ainsi que des travaux publics. Les représentants du Zoo de Granby et du Festival international de la chanson de Granby ont aussi été invités à faire partie des discussions, précise Pascal­ Bonin. 
« Si on prend la glissade de la rue Principale et les animations 3D sur l'église Notre-Dame : tout ce qu'on a fait de plus flyé au cours des dernières années a connu un immense succès. Quand on a fait les consultations publiques sur le centre-ville, on s'est rendu compte que les citoyens sont encore plus là que nous », ajoute-t-il. 
Pas tous d'accord
Trois élus se sont cependant opposés à la somme qui est allouée à cette opération. Le conseiller Robert Riel a relevé que le projet est prévu sur trois ans. Au bout du compte, 450 000 $, « c'est énormément­ d'argent », dit-il. 
Les idées sont bonnes, mais c'est trop cher, a dit en substance Denyse Tremblay. « Ce que je ressens, c'est que ce n'est pas la priorité des citoyens en ce moment », a renchéri Éric Duchesneau. 
Plusieurs autres élus ont cependant dit voir ce projet comme « un investissement » qui va permettre à Granby de se démarquer, voire d'augmenter sa notoriété. « Je suis triste de voir qu'on n'a pas eu l'unanimité. C'est le projet le plus porteur et innovant que j'ai vu depuis les huit années que je suis en politique », a laissé tomber Pascal Bonin en précisant qu'il a été convenu d'y aller une année à la fois et de rediscuter de la suite l'an prochain.