Contrairement au défunt conseil des commissaires, le CA du centre de services scolaire ne gère plus «la poutine administrative», dit le directeur général Éric Racine. «Ce sont des administrateurs plutôt que des élus. On est plus sur le long terme.»
Contrairement au défunt conseil des commissaires, le CA du centre de services scolaire ne gère plus «la poutine administrative», dit le directeur général Éric Racine. «Ce sont des administrateurs plutôt que des élus. On est plus sur le long terme.»

Une nouvelle ère pour Val-des-Cerfs

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Moment historique au centre de services scolaire du Val-des-Cerfs, mercredi soir, alors que siégeait pour la première fois le nouveau conseil d’administration (CA) qui présidera aux destinées de l’organisme, en remplacement des commissaires scolaires.

Un à un et séparés par des panneaux de plastique, les 15 membres du CA ont lu et signé leur document d’assermentation où ils promettent de «remplir fidèlement» les devoirs de leur charge «au meilleur de leur jugement et de leur capacité».

«On sent l’effervescence, a indiqué le directeur général de Val-des-Cerfs, Eric Racine, après la réunion très protocolaire d’une demi-heure. C’est très positif de voir l’implication des gens et l’expérience diversifiée et approfondie qu’ils apportent. Les discussions seront porteuses pour l’avancement des dossiers.»

Contrairement au défunt conseil des commissaires, aboli avec l’adoption de la loi 40 en février dernier, le CA bénévole du centre de services scolaire ne gère plus «la poutine administrative», dit M. Racine. «Les pans décisionnels sont différents. Ce sont des administrateurs plutôt que des élus. On est plus sur le long terme.»

Fonctions

À raison de quatre à six rencontres par année, le CA aura comme fonctions principales d’établir le Plan d’engagement vers la réussite, d’adopter le budget annuel et d’adopter les règlements et politiques qui encadrent les principales activités des 42 écoles et centres de formation de Val-des-Cerfs.

Le tiers des membres sont des employés, l’autre tiers des parents — dont le président et la vice-présidente nommés durant l’assemblée, Charles Leblond et Mélanie Huard — et le dernier tiers a été sélectionné parmi les candidatures de représentants de la communauté.

Chez ceux-ci, chacun devait apporter une expertise particulière, qu’elle soit en gouvernance ou en finance, et qu’il ait un bagage du monde communautaire, sportif ou culturel. Le CA compte aussi un représentant du domaine municipal, de la santé, des services sociaux ou des affaires et finalement un représentant âgé entre 18 et 35 ans.

Ces membres sont respectivement Michel Pinault, Sophie Gendron, Mélissa Cordeau, Patrick Beaulieu et Alysson Gince.

Expérience

Leur manque d’expérience scolaire alourdira-t-il la prise de décision? Au contraire, estime Eric Racine. «Ils amènent un point de vue extérieur, un regard neuf, plutôt que d’être cristallisés sur les anciennes façons de faire. On a déjà eu de beaux échanges.» Un règlement a déjà été adopté quant au fonctionnement au CA.

La nouvelle gouvernance donne davantage de pouvoir au directeur général, reconnaît le principal intéressé, et cela permettra «une plus grande agilité administrative».

M. Racine est également le seul porte-parole officiel de l’assemblée.

Seule une poignée de spectateurs a assisté à la première réunion publique du CA de Val-des-Cerfs, mercredi soir, et une seule question a été posée. Olivier Bégin-Caouette a en effet profité de l’occasion pour rappeler aux membres qu’une école alternative est toujours souhaitée à Granby.

Hormis les représentants de la communauté, le CA est formé, pour les membres issus du personnel, de Patricia Bussières, Josée Pelletier, Franck Garcia, Normand Phaneuf et Alain Tardif, tandis que Mélanie Huard, Geneviève Perron, Charles Leblond, Martin Benoît et Mario Dionne-Raymond forment les membres parents.

Chaque membre du CA aura un droit de vote et occupera un mandat de deux ou trois ans.