La députée de Brome-Missisquoi et ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, a annoncé lundi la construction d’une nouvelle école à Cowansville. On la voit ici aux côtés de la mairesse de la municipalité, Sylvie Beauregard et du DG du centre de services scolaire du Val-des-Cerfs, Eric Racine.
La députée de Brome-Missisquoi et ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, a annoncé lundi la construction d’une nouvelle école à Cowansville. On la voit ici aux côtés de la mairesse de la municipalité, Sylvie Beauregard et du DG du centre de services scolaire du Val-des-Cerfs, Eric Racine.

Une nouvelle école verra le jour à Cowansville

Jean-François Guillet
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est
Après Shefford et Granby, c’est au tour de Cowansville d’avoir une nouvelle école primaire. La députée de Brome-Missisquoi et ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest, a annoncé lundi le projet, estimé à 20 millions de dollars.

Une nouvelle accueillie avec enthousiasme par le directeur général du Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs (CSSVDC), Eric Racine.

« On est très satisfaits. Ça fait une trentaine d’années que je travaille dans le réseau de l’éducation comme enseignant ou à la direction générale, et je n’ai jamais vu l’octroi de deux écoles pour la même période. Encore moins trois. Ça ne satisfait pas tous nos besoins, a-t-il indiqué en entrevue, réitérant que le CSSVDC a demandé à Québec quatre écoles. Mais, ça va nous donner beaucoup d’air à nos organisations scolaires. » 

La mairesse de Cowansville, Sylvie Beauregard, était dans le même état d’esprit que M. Racine. « Une bonne nouvelle, ça part bien la semaine. La municipalité s’agrandit toujours et une école pour accueillir 330 élèves, ça fera du bien. »

« Je suis très heureuse d’annoncer la construction à Cowansville d’une belle école, sécuritaire, moderne et stimulante tant pour les élèves que pour leurs enseignants, a indiqué par voie de communiqué Isabelle Charest. Je suis également très fière de voir notre gouvernement démontrer de manière concrète l’importance qu’il accorde à l’éducation, à la famille et aux enfants. »

Besoins

Comme à Granby, les besoins de nouveaux locaux sont criants dans la ville voisine. « À Cowansville, dès l’an prochain, j’ai besoin de sept classes de plus. À cela va s’ajouter l’arrivée des maternelles quatre ans que l’on devra offrir sur tout le territoire », a mentionné le DG du centre de services scolaire. 

Bien que les besoins soient ciblés à Cowansville, on devra s’attendre à un vaste redécoupage des secteurs scolaires au cours des deux prochaines années, a souligné M. Racine.

Ainsi, la nouvelle école à Cowansville permettra d’ajouter 16 classes. Plus spécifiquement, on parle de deux classes préscolaires pour les enfants de quatre ans, et deux autres pour ceux de cinq ans. Les 12 classes du régulier seront réparties à raison de deux par niveau. 

L’architecture et l’aménagement de l’établissement seront inspirés des innovations du concept de Lab-École, entre autres avec l’aménagement d’espaces communs plus nombreux. Si tout se déroule comme prévu, les trois nouvelles écoles sur le territoire du Val-des-Cerfs accueilleront leurs premiers élèves à la rentrée de 2022.

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Emplacement

Pour le moment, l’emplacement de la nouvelle école n’est pas encore déterminé. Des discussions en ce sens entre le CSSVDC et la municipalité sont au programme la semaine prochaine.

Sylvie Beauregard compte cibler « si possible » un des quartiers résidentiels effervescents. Le secteur de l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins et celui du IGA (près de la route 139) figurent parmi les endroits de prédilection, a confirmé la mairesse.

Effectifs

On entend depuis quelques années que les enseignants sont une denrée rare dans l’ensemble du réseau de l’éducation à travers le Québec. L’ajout de trois nouvelles écoles primaires dans la région ne devrait toutefois pas engendrer de casse-tête majeur à ce chapitre, a fait valoir Eric Racine.

« On a la chance ici de ne pas être en pénurie de personnel, mais plutôt en rareté. Ça devient de plus en plus difficile de pourvoir nos postes. En cours d’année, avec les congés maladie, ma liste de suppléants s’amenuise. Heureusement, dans deux ans, il y aura eu deux nouvelles cohortes d’enseignants sorties des universités du Québec. Je n’ai pas l’impression que le problème sera accentué avec les nouvelles écoles. »