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Anne Jutras est la nouvelle directrice générale du Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska. Nouvellement arrivée à Granby, elle cumule une trentaine d’années d’expérience dans le milieu communautaire ontarien.
Anne Jutras est la nouvelle directrice générale du Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska. Nouvellement arrivée à Granby, elle cumule une trentaine d’années d’expérience dans le milieu communautaire ontarien.

Une nouvelle directrice générale au Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
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Depuis mardi, la direction générale du Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska est assurée par Anne Jutras, qui souhaite « développer le centre et travailler avec la communauté ».

Tout droit arrivée de l’Ontario et déménagée à Granby depuis quelques jours, Anne Jutras compte une trentaine d’années d’expérience dans le milieu communautaire, notamment auprès de femmes victimes de violences.

« Elle mettra son expertise, ses qualités de gestionnaire et sa vision stratégique au service de l’organisation afin d’en assurer le développement avec l’ensemble de l’équipe. Nous sommes heureux de l’accueillir parmi nous », déclare Jean-Luc Nappert, président du CPS H-Y, qui se joint aux autres membres du conseil d’administration pour lui « souhaiter un franc succès dans ses nouvelles fonctions ».

Tabou moins présent 

Anne Jutras, Québécoise d’origine ayant quitté la province en 1990, se dit heureuse de « revenir par chez [elle] » et près de sa famille, après avoir étudié en travail social à l’Université d’Ottawa et travaillé pour le Novas-Calacs francophone de Prescott-Russell. Celle qui a beaucoup voyagé avec son père militaire étant jeune souhaite maintenant prendre une direction différente, dans une nouvelle ville et auprès d’une autre clientèle, mais toujours en relation d’aide.

« Le tabou de la violence faite aux femmes était très présent là-bas. Ça rendait le travail difficile. De ce que j’ai entendu, ici, le tabou du suicide est moins là, on en parle plus, c’est encourageant. J’ai entendu beaucoup de beaux commentaires sur la solidarité entre la communauté et les organismes communautaires. Ça va permettre de faire progresser le centre, nos services et les relations avec les partenaires. »

Anne Jutras voit ce nouveau défi d’un bon œil, dans une philosophie « d’amélioration continue ». Comme priorité, la nouvelle directrice générale souhaite ajouter des effectifs au centre, afin qu’il ait les ressources nécessaires pour assurer une certaine stabilité dans les services. Une dizaine d’intervenants, environ, œuvrent pour le CPS H-Y.

« En ce moment, nos intervenants réussissent à répondre à la demande et à travailler avec les gens. C’est des beaux succès. Mais il faudra recruter, et offrir des conditions d’emploi concurrentielles. »

Hausse de l’intensité de la détresse

Questionnée sur la fragilité de la santé mentale en raison de la pandémie, Mme Jutras estime, sans avoir de données précises, que le nombre d’appels logés au centre n’a pas nécessairement augmenté, mais qu’une hausse de l’intensité de la détresse est observable. « Les gens sont plus isolés, ils ne peuvent pas voir leur entourage qui habituellement les soutient, ils ont moins accès à des ressources, alors le niveau de détresse augmente. »

Ce qui l’inquiète, c’est davantage le « après », quand les choses seront revenues « à la normale ». À ce moment, il sera important d’avoir les ressources nécessaires pour répondre à une potentielle hausse des problématiques de santé mentale.

Tranquillement, Anne Jutras se familiarise avec son nouveau poste et sa nouvelle ville. « Je suis une personne qui aime les défis, qui aime découvrir de nouvelles choses et le changement. Je suis choyée d’avoir été choisie comme directrice générale, et j’espère passer un bon bout de temps ici. »

Les bureaux du Centre de prévention du suicide de la Haute-Yamaska, situés au 328, rue Principale, bureau 220, sont ouverts au besoin, avec mesures sanitaires en place. Les personnes vivant des difficultés peuvent contacter la ligne d’intervention au 450 375-4252, ou la ligne d’urgence 1-866-APPELLE.