Josée Bernard occupe désormais la direction générale du Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin, à Granby.
Josée Bernard occupe désormais la direction générale du Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin, à Granby.

Une nouvelle directrice au CINLB

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Le Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB) à Granby a une nouvelle directrice générale. Josée Bernard est entrée en poste vers la fin mars, alors que les activités de l’endroit étaient sur pause, dans la foulée de la pandémie.

« Je suis arrivée dans un drôle de moment, mais, en même temps, ça m’a permis d’avoir un peu plus de temps pour apprivoiser le poste et les dossiers », fait valoir Mme Bernard.

Si l’accès aux sentiers a toujours été permis, le pavillon d’accueil et la boutique étaient fermés depuis la mi-mars. L’endroit a toutefois repris vie depuis le début de la semaine, avec la réouverture du pavillon.

Josée Bernard succède ainsi à Mario Fortin, un « pilier » du CINLB, estime-t-elle, qui a contribué à sa fondation et en a assumé la direction générale durant 39 ans. Elle souhaite assurer la continuité du travail amorcé.

« Je veux consolider les acquis et poursuivre les projets en cours, s’ils sont solidement attachés à la mission du centre. Je veux aussi en développer de nouveaux », dit celle qui a une formation universitaire de biologiste.

Josée Bernard aimerait notamment continuer à mettre de l’avant les aspects d’éducation et de conservation. « J’aimerais attirer les gens vers le côté nature. Il y a une belle biodiversité ici. À partir du moment où on a un beau terrain de jeu comme ça, on amène les gens à le découvrir et à le protéger. J’ai vraiment le goût de faire avancer les gens au niveau de la conscience environnementale », explique-t-elle.

Partenariats

Le développement de partenariats avec des organismes locaux est aussi dans sa mire. « Je ne les connais pas tous encore, mais je pense à l’OBV Yamaska et à la fondation SETHY. J’aimerais créer des liens solides avec eux et bâtir des projets communs. Ça peut par exemple devenir intéressant pour des demandes de subvention, si on est deux ou trois organismes à œuvrer ensemble », évoque Josée Bernard.

Cette dernière aura aussi à s’attarder aux finances de l’endroit. L’interruption des activités au cours des derniers mois a privé le centre d’une portion des revenus générés par la tarification d’accès pour les non résidants de Granby ainsi que par la boutique. La décision d’annuler la tenue des camps de jour a aussi dû être prise. Il devenait difficile de respecter les consignes gouvernementales avec les infrastructures sur place, fait-elle notamment valoir.

Josée Bernard affirme avoir longtemps travaillé pour la défunte corporation CHARMES, active dans la gestion, l’aménagement et l’entretien des milieux aquatiques et riverains des rivières Magog et Saint-François, dans la région de Sherbrooke. Elle a aussi œuvré dans le milieu de l’environnement pour les villes de Magog et Drummondville, ainsi que pour la MRC des Sources à Asbestos.

Avec l’expérience qu’elle a ainsi acquise à la mise en valeur et à la protection de l’environnement, Josée Bernard dit qu’elle a vite su que le poste à la direction générale du CINLB était dans ses cordes.

La petite équipe du Centre d’interprétation de la nature du lac Boivin est par ailleurs en transition. Plusieurs nouveaux membres sont entrés en poste au cours des derniers mois, dont à la direction générale, mais également à la boutique et à l’administration. Le poste de responsable de l’aménagement devrait aussi être comblé prochainement.