Pendant une journée complète, 55 jeunes du secondaire ont pu interpréter un nombre incalculable de personnages dans des situations des plus inédites. L’Improlympiade, un premier tournoi d’improvisation interécole, a eu lieu à la polyvalente J.-H. Leclerc, samedi.

Une nouvelle arène pour la relève de l'impro granbyenne

Pendant une journée complète, 55 jeunes du secondaire ont pu interpréter un nombre incalculable de personnages dans des situations des plus inédites. L’Improlympiade, un premier tournoi d’improvisation interécole, a eu lieu à la polyvalente J.-H. Leclerc, samedi.

Des équipes de l’école secondaire du Verbe Divin, du Collège­ du Mont-Sacré-Coeur, et des écoles de la Haute-Ville, l’Envolée, Joseph-Hermas-Leclerc et Improgolau — l’école d’improvisation de Patrick Golau — ont répondu à l’invitation. « C’est une grande réussite », commente Éric Goudreau­, chargé de projet à Vie culturelle et communautaire de Granby.

L’équipe des  Jeunes ambassadeurs de Granby (JAG), organisateurs de l’événement, avait en tête d’organiser quelque chose de rassembleur autour de l’improvisation. S’est ajoutée l’idée de tenir des ateliers dans les écoles où l’improvisation n’est pas une activité proposée.

« Je me suis déplacée au Collège Mont-Sacré-Cœur et à l’école de la Haute-Ville cet automne et avant les vacances de Noël pour donner aux élèves des ateliers le midi et un soir par semaine, souligne Rose Desormiers, membre des JAG. Après ça, j’ai contacté les autres écoles secondaires de Granby qui avaient déjà de l’improvisation et on s’est tous rassemblés pour faire ce tournoi-là. Je trouvais que c’était une opportunité pour les jeunes de se développer là-dedans. Il y a plein de qualités que tu développes, comme la créativité, la spontanéité, qui sont super utiles pour les jeunes. »

Charles Wiedrick, 15 ans, et Antoine Royer, 13 ans, font de l’improvisation depuis des années. « Ça nous permet de nous impliquer dans l’école et de divertir les gens le midi, souligne Charles. Moi, ça m’a dégêné, même si je n’étais pas super gêné avant. Et tu peux libérer tes paroles, dire ce qui te passe par la tête. »

Une culture à développer

Étudiante en Arts et lettres au Cégep de Granby, Rose Desormiers­ a fait de l’improvisation durant tout son secondaire. Elle continue à en faire au cégep et dans la ligue de la Buck, dont les matchs ont lieu au Pub du village les dimanches soirs, souvent devant une salle comble.

« L’improvisation, c’est une culture qu’il faut développer dans une ville et dans une école. C’est plus difficile d’avoir du public dans les écoles qui n’en avaient pas avant. Des fois, les adolescents ne voient pas tout de suite que ça peut être super libérateur, que ça apporte de l’énergie. Au Mont-Sacré-Coeur ça fonctionne quand même bien. On a des secondaires 1 et 2. Puis quand on fait des matchs une semaine sur deux, il y a quand même pas mal de public qui vient, alors c’est super encourageant et valorisant pour eux. »

Selon M. Goudreau, le JAG cherche à créer une nouvelle vague de joueurs d’improvisation dans les écoles. La vague va grossir au fil de leur passage au secondaire : « Le tournoi d’aujourd’hui [samedi] est pour le premier cycle seulement ; on est en train de bâtir la relève. Ils vont se faire une réputation au fil des années dans l’école et réussir à attirer le public. »

La journée s’est terminée par un match spectaculaire jumelant des joueurs adolescents à des joueurs de la Buck, que les jeunes ne peuvent jamais voir à l’œuvre puisque les matchs ont lieu dans un bar, et du Labo d’impro, qui performe à l’église St-Georges, à Granby, à la Cidrerie Milton, à Sainte-Cécile-de-Milton, ainsi qu’au Centre culturel St-John, à Bromont.

Une finale spectaculaire

Quatorze parties avaient lieu tout au long de la journée dans l’auditorium de J.-H. Leclerc ou dans le local de Café-in. 

La journée s’est terminée par un match spectaculaire jumelant des joueurs adolescents à des joueurs de la Buck, que les jeunes ne peuvent jamais voir à l’œuvre puisque les matchs ont lieu dans un bar, et du Labo d’impro, qui performe à l’église St-Georges, à Granby, à la Cidrerie Milton, à Sainte-Cécile-de-Milton, ainsi qu’au Centre culturel St-John, à Bromont.

Des membres de la Buck étaient par ailleurs impliqués bénévolement dans le tournoi en tant qu’arbitres. 

L’activité de samedi était amicale, mais le JAG souhaite organiser un tournoi compétitif à la fin de l’année scolaire auquel d’autres écoles secondaires de la région seront aussi invitées.