Des suricates du Zoo de Granby ont joui d’une forte popularité dans les médias américains la semaine dernière.

Une notoriété inattendue pour quatre suricates du Zoo

GRANBY — Le transfert de quatre suricates du Zoo de Granby vers le Zoo de Los Angeles est passé inaperçu au Québec. Mais le quatuor a fait un tabac dans les médias américains. À un point tel qu’il s’est fait le meilleur ambassadeur du Québec la semaine dernière dans la presse internationale, selon le président d’Influence Communication, Jean-François Dumas.

Les suricates ont accaparé près de 29 % de la visibilité internationale des représentants du Québec la semaine dernière. Ils ont ainsi devancé Céline Dion, qui arrive deuxième avec 4 %, de même que Claude Julien (1,42 %), Justin Trudeau (1,26 %) et Gaétan Barrette (1,09 %), selon les données de l’entreprise montréalaise, spécialisée dans la surveillance et l’analyse de contenus de médias imprimés et électroniques.

« C’est un phénomène rare qu’une bête soit le principal ambassadeur du Québec à l’étranger. On [Influence Communication] existe depuis 2001 et c’est la première fois qu’on remarque ce phénomène-là », a affirmé mardi M. Dumas.

Celui-ci a également signé une lettre dans la section Opinions de La Presse + à ce sujet. Le président d’Influence Communication souligne qu’à peu près tous les réseaux américains ont relaté la semaine dernière la présence des suricates granbyens au Zoo de Los Angeles. Ils sont au cœur d’un nouveau groupe auquel se sont jointes en janvier trois femelles, en provenance du Kansas. La direction du Zoo de Los Angeles souhaite ainsi voir ce nouveau groupe s’agrandir éventuellement avec l’arrivée de petits suricates.

Le président d’Influence Communication, Jean-François Dumas, affirme que les suricates se sont faits les meilleurs ambassadeurs québécois la semaine dernière dans les médias étrangers.

Québec inc.
Paradoxalement, les entreprises québécoises, bref, le Québec inc., sont sous-représentées à l’échelle internationale, déplore Jean-François Dumas. Un constat qu’il a relevé dans sa lettre d’opinion. « J’utilise un peu le suricate en disant que c’est une leçon pour les gens d’affaires. On est sous-représentés. La semaine dernière, c’est à peine 1 % de tous les gens qui ont représenté le Québec qui viennent du monde des affaires », dit-il.

A contrario, ajoute Jean-François Dumas, les entreprises ontariennes, par exemple, bénéficient d’un rayonnement plus important à l’échelle internationale. « C’est dommage parce que notre économie fonctionne bien. Notre communauté des affaires est très innovatrice et réalise de grands accomplissements. Mais on n’en entend pas beaucoup parler à l’international », analyse-t-il.

Chose certaine, cette visibilité pour les suricates ne pourra que renforcer l’image de marque du Zoo de Granby. « Ça contribue à développer l’équité de marque, la valeur du Zoo, son engagement dans la collectivité des gens qui prennent soin des animaux en Amérique et un peu partout dans le monde. C’est quelque chose de très positif », souligne Jean-François Dumas.

Charismatique
Du côté du Zoo, la nouvelle notoriété de ses anciens pensionnaires n’a étonné personne. « C’est une espèce très charismatique que les gens aiment beaucoup. On n’est pas vraiment surpris », a commenté mardi la conseillère en communication et marketing Hélène Bienvenue.

Selon elle, les quatre suricates ont quitté Granby en juillet dernier. Cette transaction s’est déroulée sous la supervision et la recommandation de l’Association of Zoos and Aquariums, dans le cadre du Species Survival Plan.

Le groupe du Zoo de Granby était devenu nombreux, à la suite de naissances survenues en 2015 et 2016. Ce sont donc ces petits qui ont pris la direction des États-Unis, souligne Hélène Bienvenue. Deux mâles et quatre femelles sont toujours visibles au zoo, à Granby.