Les élèves de Massey-Vanier ont reçu leur mission pour leur prochaine participation à la compétition de robotique FIRST.

Une mission interstellaire pour FENIX 4947

Pour une septième année, l’équipe de robotique FENIX 4947, de l’école secondaire Massey-Vanier, participera à la compétition FIRST. Une centaine de personnes ont assisté au dévoilement du défi de 2020, inspiré de La guerre des étoiles, samedi dernier.

Les équipes provenant des quatre coins du monde devront construire un robot capable d’activer un bouclier d’énergie qui pourra protéger leur ville fictive d’une pluie d’astéroïdes. Dans la réalité, chaque alliance de trois robots — de trois équipes différentes — devra accumuler des ballons dans des réservoirs au niveau du sol et à trois mètres de hauteur. Une fois les réservoirs remplis, un robot devra s’agripper à une tige horizontale de façon à se hisser au-dessus du sol pour activer le bouclier.

«Vraiment motivant »

« C’est vraiment motivant, commente l’enseignant Jean-François Mailhot. Il y a des épreuves plus motivantes que d’autres, et celles-là c’est dans les bonnes. Lancer des choses, c’est tout le temps le fun, et là on va lancer des ballons. C’est un peu plus sportif que l’année passée où on déposait des choses. »

Plutôt que de disposer de 45 jours pour concevoir et construire le robot, comme l’an passé, les équipes ont jusqu’au jour de la compétition pour terminer leur engin, ce qui peut être un cadeau empoisonné, selon M. Mailhot.

« On pourrait oublier l’essentiel et arriver avec un robot super compliqué et avoir les yeux plus gros que la panse. On va essayer de ne pas tomber dans le piège et de ne pas prendre ça plus relax non plus. Notre objectif est quand même de 45 jours. Après, on s’arrangera pour faire pratiquer nos pilotes et pour faire du perfectionnement. »

Travail d’équipe

D’ici là, les équipes sont à l’œuvre. Les élèves de premier cycle sont plus dans l’observation, tandis que les élèves plus âgés s’attaqueront à la conception. Ils pourront compter sur l’expertise d’une vingtaine de mentors provenant de différentes entreprises.

Le travail sera divisé en équipe. Certaines tâches pourront être faites en classe.

Tous les soirs ainsi que les samedis sont réservés à ce sprint de conception. « En tout, on a peut-être 10 à 15 jeunes par soir qui seront là, indique Jean-François Mailhot. C’est un casse-tête d’horaires. »

Début mars

La compétition régionale se tiendra au centre sportif de l’Université de Sherbrooke les 5, 6 et 7 mars. Encore là, les tâches seront divisées. Une équipe s’occupera des relations publiques pour vendre le projet et répondre aux questions. Une autre équipe composée de deux élèves et d’un enseignant s’occupera du pilotage. Un groupe sera responsable de la mécanique tandis que d’autres élèves étudieront les forces et les faiblesses des autres équipes.

Avec le programme de robotique, « on a une force de frappe encore plus grande », souligne l’enseignant.

L’équipe FENIX 4947 souhaite se tailler une place pour les championnats mondiaux de Détroit, qui se dérouleront en avril. Pour cela, elle devra remporter la compétition, ou le prix du président.

« On flirte avec la tête [pour recevoir le prix du président] depuis des années. Cette année, on met toute la gomme. Même si on ne gagne pas la finale, ce prix-là nous permettrait d’aller à Détroit quand même. C’est un prix qui récompense, par exemple, le respect des valeurs de FIRST, la promotion de la robotique et l’influence positive sur la communauté. »

Depuis deux ans, un programme a été instauré à l’école secondaire Massey-Vanier pour permettre aux élèves d’étudier la robotique et ses différentes facettes.