Pauline Quinlan siègera sur le comité de révision de la Loi sur la sécurité ferroviaire à titre de vice-présidente.

Une mission importante confiée à Pauline Quinlan

Alors qu'elle entame la dernière ligne droite de son mandat de mairesse de Bromont, Pauline Quinlan vient de se voir confier une importante mission par le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau. Celui-ci vient en effet de la nommer vice-présidente du comité de révision de la Loi sur la sécurité ferroviaire.
Pauline Quinlan affirme avoir été approchée il y a quelques semaines pour faire partie de cette commission. C'est sans hésiter qu'elle a accepté de relever ce nouveau défi, tout en étant consciente de l'envergure de la tâche qui l'attend. « Cette nomination du ministre Garneau, je le prends comme un privilège, et en même temps une grande responsabilité », a-t-elle indiqué en entrevue.
En fait, cette révision permettra d'évaluer principalement « la pertinence, la justesse et l'efficacité » des dispositions législatives et des programmes concernant la sécurité ferroviaire à l'échelle du pays.
Or, Mme Quinlan est déjà familière avec ce dossier auquel elle a pris part dans la foulée de la plus grande catastrophe ferroviaire canadienne. « Lorsqu'est survenue la tragédie de Lac-Mégantic, j'ai présidé le comité sur la sécurité ferroviaire [de la Fédération canadienne des municipalités]. À travers cela, on a eu l'occasion de discuter avec les Villes, avec le gouvernement et avec des gens de l'industrie. Je crois que le ministre Garneau recherchait des personnes qui peuvent représenter le pays, mais aussi qui seront à l'écoute pour s'assurer que la loi actuelle puisse être bonifiée. »
« Dossier complexe »
À l'origine, l'examen de la Loi devait être lancé en mai 2018. Le député de Notre-Dame-de-Grâce-Westmount a toutefois devancé l'agenda d'un an pour évaluer « sans tarder l'état actuel de la sécurité ferroviaire au Canada ».
Rappelons que la dernière révision législative remonte à 2007. Le comité, présidé par Richard Paton, disposera d'un an pour remettre son rapport.
Par ailleurs, l'embauche par Ottawa de personnel pour assurer l'application de la Loi et des programmes sur la sécurité ferroviaire demeure un des défis des années à venir, notamment en raison de la concurrence avec le privé. En ce sens, le Rapport du comité permanent des transports, de l'infrastructure et des collectivités, daté de juin 2016, relate que « Transports Canada a dit avoir augmenté d'environ 30 % (pour le porter à 137) le nombre de ses inspecteurs ferroviaires depuis mars 2015, mais qu'il peine à trouver des candidats qualifiés pour ce poste. En effet, il doit rivaliser à ce sujet avec les compagnies de chemin de fer, qui emploient elles aussi du personnel de surveillance qualifié pour leurs activités d'inspection et de vérification internes. Transports Canada a dit au comité que les salaires et avantages sociaux qu'il offre ne se comparent pas favorablement à ceux des compagnies privées. »
Notons que l'on dénombre une trentaine de compagnies de chemin de fer de juridiction fédérale à travers le pays.
De son côté, Pauline Quinlan concède qu'il s'agit d'un « dossier complexe ». « C'est évident que le comité devra en premier lieu adresser la Loi, puis certainement ce qui en découle, a-t-elle fait valoir. Il faudra s'assurer que ces règlements seront bien respectés et appliqués à leur pleine mesure. »
Transition
Alors qu'elle s'apprête à tirer un trait sur sa longue carrière politique en novembre, Pauline Quinlan- voit ce nouveau mandat confié par Ottawa comme une transition. Question que sa nomination demeure indépendante et apolitique, l'élue a mentionné avoir remis la semaine dernière sa démission du conseil d'administration de la Fédération canadienne des municipalités. 
Bien que l'agenda ne soit pas encore ficelé, Mme Quinlan s'attend à mettre les bouchées doubles pour relever ce défi. « Le travail sera certainement intense à certains moments. Je pense que ce sera à l'automne que cela prendra forme. Dans les premiers mois de 2018, le chantier va certainement s'activer. Ça va demander des déplacements à travers le Canada. Heureusement, par les nouveaux moyens technologiques, on pourra assurément tenir des rencontres par vidéoconférence. »