Une marche de solidarité s'est tenue, samedi, au parc Daniel-Johnson, pour remettre sous les projecteurs l'organisme Sclérose en plaques Haute-Yamaska-Richelieu après quelques années de réorientation.

Une marche de solidarité pour la sclérose en plaques

Une marche de solidarité s'est tenue, samedi, au parc Daniel-Johnson, pour remettre sous les projecteurs l'organisme Sclérose en plaques Haute-Yamaska-Richelieu après quelques années de réorientation.
SEPHYR s'est détaché de la Société canadienne de la sclérose en plaques il y a environ trois ans afin de se concentrer plus librement sur les besoins des personnes atteintes de cette maladie chronique. Il y a aussi eu le déménagement des locaux, de la rue Cowie à la rue Saint-Joseph. Puis, l'organisme a travaillé dans la dernière année à un nouveau prospectus de services avec l'aide des étudiantes et des enseignants en éducation spécialisée au Cégep de Granby. 
« On a fini de travailler nos programmes et on repart », lance la directrice générale de SEPHYR, Lucille Dignard.
Un nouveau programme sera d'ailleurs adopté. Il vise cette période de silence entre le diagnostic­ et les crises aiguës. 
« C'est de garder une santé active malgré la maladie chronique, explique la dame. On veut toucher à tous les aspects. On a une clinique qui travaille avec nous - physio­thérapeutes, kinésiologues, psychologues, neuropsychologues, avocat, conseillers financiers. Ce sont tous des gens qui font équipe pour aider les gens. On n'aura pas de jambes bleues (NDLR : qui deviennent invalides) parce que les gens ne bougent pas. Un des symptômes principaux de la sclérose en plaques, c'est la fatigue. Et quand tu es fatigué, tu n'as pas le goût de bouger. Si on met des spécialistes autour d'eux, ils vont être capables de garder un bon standard de vie malgré la maladie chronique. »
Autres maladies
SEPHYR a aussi l'ambition d'offrir sa brochette de services aux personnes atteintes d'autres maladies chroniques. « Il y a beaucoup de gens qui sont seuls. On a changé notre mission en mars. On a ajouté une ligne : et toutes maladies chroniques connexes. On a ouvert parce que naturellement, il y a des gens qui viennent vers nous et on ne dit jamais non », souligne Mme Dignard.
Les besoins sont les mêmes, qu'il s'agisse d'invalidité, d'assurances, d'adaptation pour sa maison et sa voiture, d'exercices, de douleurs et de deuils quotidiens. Mme Dignard remarque que peu importe la maladie chronique, les personnes atteintes ont toutes cette impression qu'une épée de Damoclès pend au-dessus de leur tête. 
Les idées bouillonnent au sein de l'organisme. En allant chercher des enfants de personnes atteintes pour s'impliquer, Mme Digard s'est assurée que le conseil d'administration a la cause à coeur. Ça donne lieu aussi à de nouvelles idées, comme une coopérative d'habitation, que Mme Dignard rêve de voir se concrétiser­ dans cinq ans.