Elsa Labrie Desroches (Ciboulette) et Caroline Laramée (Nala) sont les deux jeunes femmes derrière Nala et Ciboulette Répit. Elles viennent d’ouvrir, à Granby, leur première maison de répit pour enfants et adultes à besoins particuliers.

Une maison pour les cinq ans de Nala et Ciboulette Répit

Une nouvelle maison vient de voir le jour, rue Maisonneuve, à Granby. Curieusement, le voisinage n’a eu vent d’aucune construction récente... C’est Nala et Ciboulette Répit qui a récemment ouvert les portes d’une maison destinée aux petits et aux grands ayant des besoins particuliers. Un projet qui s’inscrit naturellement dans le développement de la petite entreprise dont la mission est, entre autres, d’offrir pause et soutien aux familles d’enfants différents.

Nala, c’est Caroline Laramée, ergothérapeute. Ciboulette, c’est Elsa Labrie Desroches, éducatrice spécialisée. Coanimatrices d’un camp de jour estival destiné aux enfants à besoins particuliers, les deux jeunes femmes ont pensé qu’il serait peut-être intéressant d’offrir des activités spéciales à cette même clientèle durant l’année scolaire. C’était en 2014. Nala et Ciboulette venait d’être lancée.

Depuis, les camps de jour et sorties se sont multipliés et tous les types de répit (de groupe, individuel et de fin de semaine) ont été — et sont toujours — offerts aux familles de la région. Des services qui s’adressent à une clientèle présentant des besoins particuliers, enfants et adultes, tous diagnostics confondus.

« Notre but était maintenant de pouvoir offrir un lieu fixe, une place pour accueillir les enfants. Un milieu de vie, explique Caroline. Mais on ne veut pas devenir un centre d’hébergement. »

Garder les choses à échelle humaine, c’est ce que souhaitent Nala et Ciboulette.

Au 531 Maisonneuve, là où habitent Elsa et son chien Kit-Kat, les enfants aux prises avec une déficience intellectuelle, un retard moteur ou un syndrome peuvent s’y rendre tous les jours de la semaine le matin, le midi et après l’école. Il est possible, aussi, pour les jeunes à besoins particuliers qui ne sont pas scolarisés à temps complet d’y passer leurs après-midis.

« C’est vraiment en milieu familial, insiste Caroline. Ce n’est pas comme à l’école et on ne tente pas de créer un groupe d’appartenance comme chez les scouts, par exemple. Ici, c’est comme à la maison. Il n’y a pas de moule. On suit la vague, le rythme des enfants. »

« On écoute vraiment leurs besoins, ajoute Elsa. On y va avec la vibe. Avec ce qu’ils ont envie de faire. »

Lors du passage de La Voix de l’Est, mardi en fin de journée, une jeune fille de 12 ans profitait du service de garde disponible après la classe. Un service « merveilleux », a statué sa mère en venant la récupérer.

« Pour plusieurs enfants, venir ici le midi, par exemple, peut faciliter leur année scolaire », fait remarquer Caroline.

Amenez-en des projets !

Comme si leurs journées comptaient 35 heures, Nala et Ciboulette, qui offrent également du répit à domicile les soirs et les fins de semaine, continuent de participer aux cours de hip-hop adaptés offerts en collaboration avec l’école Tendanse.

« C’est tellement un beau partenariat, lance Elsa. C’est beau de voir l’évolution des enfants, dans leurs pas, leur coordination. Ils sont valorisés. » Cet automne, le hip-hop adapté entame sa quatrième session.


« Ici, c’est comme à la maison. Il n’y a pas de moule. On suit la vague, le rythme des enfants. »
Caroline Laramée, alias Nala

Grâce à une autre joyeuse collaboration, cette fois avec l’organisme Dysphasie Estrie, les jeunes femmes se rendent à Bromont une fois par mois pour stimuler le langage d’une clientèle ciblée.

Cette année, sur 16 dimanches, Elsa organisera des ateliers culinaires pour travailler l’autonomie des participants. Le week-end du 6 octobre, la grande famille de Nala et Ciboulette participera aussi au Demi-marathon de Granby. Certains enfants courront le 1 km alors qu’Elsa, de son côté, tentera de boucler son premier demi-marathon.

« C’est vrai qu’en regardant notre calendrier, on fait “Oh boy ! ”, mais c’est notre projet de vie, tranche Caroline. Une maman m’a déjà dit que ce que je faisais pour elle était ce qui lui permettait de garder son enfant à la maison. C’est dans ces moments-là que je me dis “Ok, on fait quelque chose de grand, de bien”. »

Pour petits et grands

Connues pour leurs services offerts aux enfants à besoins particuliers, Nala et Ciboulette annoncent que leur maison de répit et le répit à domicile sont également ouverts à une clientèle adulte.

Cette dernière pourra même s’inscrire aux camps de jour estivaux l’an prochain.

Pour renflouer ses coffres et dans le but de permettre des camps d’été abordables aux familles, Caroline et Elsa reconduiront leur quillothon annuel cet hiver. « Les entreprises intéressées peuvent aussi donner un week-end de répit à une famille en la parrainant », dévoile Elsa, qui invite les gens à la joindre pour en savoir davantage. Pour ce faire, suffit de visiter la page Facebook Nala et Ciboulette Répit.

À quand la pendaison de crémaillère ? Visiblement, le temps manque, mais à ceux qui voudraient souligner l’ouverture de cette nouvelle maison par un cadeau, sachez que Nala et Ciboulette ont besoin d’un matelas double neuf pour accueillir leurs petits pensionnaires le temps d’une nuit, et d’un moniteur vidéo pour bébé, pour pouvoir toujours mieux veiller sur eux.