Les ondes cellulaires, radiofréquences et champs magnétiques ne pourront pénétrer dans la maison que Gaétane Boucher bâtit à Sutton.

Une maison anti-radiofréquence

Gaétane Boucher ne peut vivre entourée de radiofréquences parce qu'elle est électrosensible. Aussi prend-elle les grands moyens pour que sa future maison à Sutton bloque toutes les ondes cellulaires, radiofréquences et champs magnétiques. Les murs ne sont même pas encore en place qu'on s'aperçoit que la petite maison que Mme Boucher bâtit sur la rue Gagné est bien différente des autres.
Outre le fait qu'il n'y aura aucun sous-sol, le terrain étant trop près de la rivière Sutton qui coule derrière, les plans de la maison prévoient qu'aucun fil, de quelque utilité que ce soit, ne passera dans les murs, le plancher ou le plafond. Ils arriveront du bas des murs exactement là où les prises électriques, de téléphone et de câble seront installées. Les fils seront aussi munis de gaine spéciale. L'objectif est de réduire le nombre de champs magnétiques, explique Mme Boucher, rencontrée sur place mardi.
Les murs, le toit et le plancher seront faits de différentes couches, ajoute-t-elle. Ils se composeront d'un revêtement en bois, de feuilles en fibre de carton et de couches d'aluminium. L'isolation utilisée sera de la cellulose écologique. Les feuilles en fibre de carton et l'aluminium, indique Mme Boucher, empêcheront les ondes, radiofréquences et champs magnétiques de pénétrer dans la maison. Mme Boucher habite dans un secteur boisé à Lac-Mégantic depuis une dizaine d'années. Sa maison n'a pas d'électricité et se trouve dans une zone où les ondes cellulaires sont absentes. Tout ça par choix, pour fuir les radiofréquences qui ont pollué sa vie et ruiné sa santé, dit-elle.
Des problèmes
En 2004, Mme Boucher habitait le 9e Rang dans le Canton de Granby. Sa santé n'était pas parfaite, raconte-t-elle. Mais elle a dépéri lorsque la compagnie Telus a construit une tour cellulaire près de l'ancien hôtel de ville, rue Dufferin. Elle a éprouvé des problèmes de vision, de perte d'équilibre, d'engourdissement du visage, de palpitations cardiaques.
Tous les détails dans notre édition de vendredi