Vendredi a eu lieu une levée de drapeau de la fierté LGBT. Julie Bourdon, conseillère municipale à Granby, était présente en compagnie de Cédric Champagne­, chargé de projet pour Divers-Gens.

Une levée de drapeau symbolique pour la communauté LGBT

Le 17 mai est une date importante pour la communauté LGBT. En 1990, l’Organisation mondiale de la santé retirait l’homosexualité de la liste des maladies mentales, faisant de cette case du calendrier la Journée internationale de lutte à l’homophobie, à la transphobie et à la biphobie. Un moment dans l’année qui vise à promouvoir la compréhension et l’ouverture vis-à-vis de la diversité. Une opportunité pour divers organismes d’appuyer cette cause dont le chemin à parcourir demeure, malgré tout, encore énorme.

Divers-Gens, organisme fondé en 2009 et qui aspire à soutenir les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles et transgenres (LGBT) sur le territoire de la Haute-Yamaska, a profité de cette date pour organiser des activités tout au long de la semaine. La levée du drapeau de la fierté LGBT, vendredi matin, en faisait partie.

« C’est un geste important, car c’est un message d’espoir pour les différentes communautés LGBT », a souligné Julie Bourdon, conseillère municipale à la Ville de Granby, en ajoutant que le drapeau arc-en-ciel allait rester en place pour quelques jours.

Cédric Champagne, chargé de projet pour Divers-Gens, croit que l’acceptabilité sociale n’ira qu’en s’améliorant. Présent dans les écoles pour sensibiliser les jeunes, il se rend compte que les choses changent depuis une dizaine d’années. « On voit une plus grande acceptation, car les jeunes en parlent plus et plus ouvertement », explique-t-il.

Pour une onzième année consécutive, Divers-Gens se déplace dans les écoles secondaires de Granby pour y distribuer ses bracelets de la fierté LGBT. Une activité qui permet de sensibiliser les jeunes en leur demandant s’ils comprennent ce que représente l’objet coloré.

Le but de cette distribution est de montrer fièrement son appui aux personnes de la diversité sexuelle et de genres. Plus il y aura d’individus qui porteront ce bracelet, plus il sera possible de voir que le discours discriminatoire ne passe plus au sein de la société québécoise. Cela contribuera aussi à sortir ces gens de leur exclusion et à combattre les préjugés.

Réaffirmer son soutien

Puisque les perles du bracelet sont en bois peint, elles se détériorent avec le temps. Les gens qui le portent sont invités à aller en chercher un neuf afin de réaffirmer leur appui à la cause. Cela permet également d’illustrer l’importance de toujours relancer la lutte contre l’homophobie.

M. Champagne est heureux des succès des dernières années, il ne s’en cache pas.

« Pouvoir marcher main dans la main [avec son amoureux] sans craindre de se faire battre, c’est un grand pas dans la bonne direction. »