Les portes de la nouvelle caserne des pompiers de Waterloo seront ouvertes au public, le 5 octobre prochain. Dans l’ordre habituel, on reconnaît Claude Girouard, Pierre Brien, Thierry Girouard et Patrick Gallagher.

Une journée portes ouvertes à la nouvelle caserne de Waterloo

Les pompiers de Waterloo feront les choses en grand pour accueillir les citoyens des municipalités qu’ils desservent à l’occasion de la première journée portes ouvertes de leur nouvelle caserne, le 5 octobre prochain. Visite des installations, conférences, rallye familial et simulation de désincarcération automobile seront entre autres au menu.

« Tout le monde va y trouver son compte cet après-midi-là ! », affirme Patrick Gallagher, directeur du Service de sécurité incendie régional de Waterloo.

Installés dans leur nouvelle caserne de la rue Bernard depuis un an, les pompiers ouvriront pour la toute première fois les portes au public. Les citoyens de Waterloo, Warden, Saint-Joachim-de-Shefford, Sainte-Anne-de-la-Rochelle, Stukely-Sud et Saint-Étienne-de-Bolton, qui sont tous desservis par le service, sont invités à compter de 13 h.

Une visite guidée des installations sera offerte aux curieux. Les citoyens feront notamment un arrêt à la salle de formation, dont les murs seront tapissés des photos qui ont façonné l’histoire de la brigade.

Un rallye familial sera également proposé aux familles. Les enfants devront relever différentes épreuves et répondre à des questions. « Il y a un côté éducatif pour les enfants », précise M. Gallagher. L’activité se terminera à la maison de la prévention dans laquelle les familles seront accueillies pour réviser les comportements sécuritaires à adopter.

Jeux gonflables, kiosque de prévention, photo de pompier d’un jour pour les enfants, balades en camion de pompiers et simulateur d’extincteur feront aussi partie de la programmation. La Sûreté du Québec, la Croix-Rouge, l’Unité de sauvetage de la Haute-Yamaska et Le Club des lions, des partenaires du service des incendies, seront également présents.

Conférences

Le service profitera de cette journée pour optimiser la sensibilisation auprès des citoyens. Des conférences abordant différentes thématiques seront présentées à compter de 13 h 30. Le capitaine Pierre Brien offrira entre autres des conseils pour bien se préparer en cas de sinistre naturel.

« Il y a 30 ans, quand on parlait de tornades et d’inondations, les gens nous trouvaient alarmistes. Aujourd’hui, c’est de plus en plus d’actualité », dit-il.

Les principes de base, dont la préparation d’une trousse de survie pour 72 heures, seront de nouveau mis de l’avant. « On demande aux gens d’être capables de subvenir [à leurs besoins] ce temps-là, explique M. Brien. On l’a vécu au verglas en 1998. Beaucoup de gens étaient loin d’être prêts. Et 20 ans plus tard, je ne pense pas que ça ait évolué beaucoup. C’est à nous de tenter de sensibiliser et conscientiser nos citoyens. [On a besoin qu’ils nous aident] pour qu’on les aide à notre tour. »

Un avant-goût de sa formation, qui sera offerte aux citoyens et organismes de Waterloo, sera donc présenté lors d’une conférence.

Des pompiers participeront aussi à une conférence interactive sur leur métier et peut-être susciteront-ils l’intérêt de citoyens qui voudraient se joindre à la brigade, indique M. Gallagher.

Une simulation de désincarcération automobile à laquelle participeront tous les services d’urgence sera également présentée à 15 h 30 et commentée par des pompiers en français et en anglais.

La programmation complète est disponible sur la page Facebook de Sécurité incendie Waterloo

IMMORTALISER LE TRAVAIL DES POMPIERS 

Le Service de sécurité incendie régional de Waterloo est riche en histoire. Plus de 200 sapeurs y ont travaillé au cours des 145 dernières années et leur passage au sein de la brigade sera immortalisé lors d’une cérémonie. 

«On va souligner la présence de toutes ces femmes et ces hommes à travers les 145 années du service. Si on recule il y a 20 ans, 30 ans, 40 ans, ils n’avaient pas les moyens qu’on a aujourd’hui. S’ils ont été capables de faire tout ça avec le peu qu’ils avaient, ça mérite d’être souligné. Un morceau de la caserne va leur appartenir. Ils verront qu’ils font partie de l’histoire du service», explique Patrick Gallagher, le directeur de la brigade waterloise. 

La surprise sera dévoilée pendant une cérémonie protocolaire, le 5 octobre, à 10h30. Les pompiers qui ont travaillé trois ans et plus au sein de la brigade sont d’ailleurs invités à assister à l’événement, mentionne M. Gallagher. «On va recevoir les familles des pompiers et les anciens pompiers.»

L’idée de souligner le travail des sapeurs est un projet de longue haleine. «Je suis beaucoup attaché aux racines et on cherchait d’où on venait. Pour savoir où on veut aller, il faut savoir d’où on vient», explique M. Gallagher. C’est ainsi que le pompier Claude Girouard, maintenant à la retraite, et son fils Thierry, membre du service, ont commencé des recherches auxquelles ils ont consacré plus d’une centaine d’heures. 

«On avait une idée que le service avait débuté en 1874 et on a cherché dans ces années-là, explique Claude Girouard. On a ressorti des résolutions liées au service et on a trouvé les règlements du service. On l’a fait de 1874 jusqu’à pratiquement aujourd’hui.»

En fouillant dans les archives de la Ville de Waterloo et celles de la Société d’histoire de la Haute-Yamaska, ils ont réussi à recenser le nom de plus de 200 pompiers et ceux des directeurs à compter de 1923. «Avant ça, je n’ai aucune trace de directeur, explique Thierry Girouard, qui souligne la précieuse collaboration de la société d’histoire. À partir de là, j’ai regardé toutes les minutes du conseil!»

Le père et le fils, qui sont passionnés d’histoire, ont d’ailleurs trouvé des documents qui révèlent que la collaboration entre Waterloo et les villes voisines remonterait jusqu’aux années 60. «On a trouvé des [vieilles] résolutions que le service est allé à un feu à St-Joachim-de-Shefford», raconte Claude Girouard. 

Toute cette histoire trouvera une place importante dans la nouvelle caserne, entre autres dans une salle de formation où les photos d’archives témoignant des événements marquants de la brigade seront en vedette.