Nicolas Vandal, au centre, recevant le Prix reconnaissance jeunesse du Québec, notamment pour ses conférences luttant contre l’intimidation

Une inspiration pour les jeunes victimes d'intimidation

La vie de Nicolas Vandal a complètement changé le soir du 25 décembre 2004, quand il a tenté de mettre fin à sa vie. Victime d’intimidation depuis le primaire à cause de ses particularités physiques et psychologiques, son moral était au plus bas. Aujourd’hui, il présente des conférences pour passer un message qui lui tient à cœur : il est possible de s’en sortir.

L’implication de Nicolas auprès de jeunes ne passe pas inaperçue. Celui qui tente d’éradiquer l’intimidation par le biais de conférences a reçu un prix bien spécial. Le 15 mai dernier, le résidant de Granby a reçu le Prix reconnaissance jeunesse du Québec. Un honneur soulignant l’engagement des jeunes et des intervenants pour la jeunesse québécoise.

Lui qui vient tout juste de terminer son baccalauréat en travail social n’en est pas à sa première reconnaissance. L’an dernier, il avait reçu le Prix Hommage bénévolat-Québec.

« C’est un grand sentiment de fierté de savoir que le gouvernement reconnaît cet accomplissement », explique M. Vandal.

D’un autre côté, il se sent un peu comme un imposteur, sentiment partagé par les autres lauréats présents à la cérémonie. Humble, il indique que les efforts d’autres personnes auraient aussi mérité d’être soulignés.

Cela fait maintenant dix ans que Nicolas organise des ateliers de discussion dans les écoles secondaires pour combattre ce fléau qu’est l’intimidation. En tant qu’ancienne victime, il estime important de partager son parcours afin d’aider d’autres personnes vivant la même situation. L’homme de 29 ans ne veut pas que des jeunes sombrent dans le découragement et perdent leur estime personnelle.

Garder espoir

En fait, il tente de leur envoyer un message positif. De leur prouver qu’il est possible de s’en sortir. Les jeunes lui expriment d’ailleurs leur joie de voir enfin quelqu’un comprendre ce qu’ils vivent. L’important, selon lui, est d’en parler. De ne pas garder ça pour soi-même. Avant sa tentative de suicide, personne n’était au courant de sa situation. Une chose à éviter, ajoute-t-il. Depuis qu’il a commencé à partager ce qu’il vivait au quotidien, il ne se sent plus condamné. Aussi, au fil du temps, il a rencontré des gens qui lui ont donné des outils nécessaires à son cheminement personnel.

Nicolas croit qu’il est important pour ces adolescents d’avoir un modèle pour les motiver à persévérer. Pour les aider à prendre conscience qu’il est possible d’aller mieux malgré les difficultés.

Avec ce nouveau prix en poche, Nicolas Vandal ne compte pas diminuer ses efforts dans sa lutte contre l’intimidation.

Il encourage d’ailleurs tout le monde à contribuer, chacun à sa manière, pour motiver et soutenir les jeunes.

« Les jeunes sont les acteurs de demain. Si on s’en occupe, si on les accompagne, il y a beaucoup plus d’espoir pour le futur », souligne-t-il.