Au-delà de 2 000 personnes se sont rendues à l'érablière La Grillade ce week-end dans le cadre de l'Exposition et vente d'antiquités Eastman.

Une incontournable exposition d'antiquités au Québec

Au-delà de 2000 visiteurs se sont rendus à l'érablière La Grillade ce week-end dans le cadre de l'Exposition et vente d'antiquités Eastman, un des principaux événements du genre au Québec.
Daniel Bilodeau a trouvé preneur pour sa pièce de résistance, une imposante base de lit datant de 1880. Une telle pièce peut se vendre entre 12 000 et 16 000$ sur le marché, précise-t-il.
Michel Prince et son fils Mario étaient visiblement fiers de présenter un établi trouvé dans un ancien atelier de Pointe-du-Lac.
« Évidemment, la température ne nous aide pas. Pour une rare fois cet été, on a du beau temps. C'est sûr qu'avec la chaleur qu'il fait, il y a des gens qui ont préféré rester chez eux. Mais quand même, on est très satisfaits des résultats », assure l'organisateur Michel Quintal­, lui-même antiquaire. 
M. Quintal estime que trois facteurs font en sorte que son exposition est « la plus belle » de la province. 
« D'abord pour le nombre d'exposants sous un même toit. Ensuite, il y a la qualité des pièces. Il n'y a pas de reproductions ici. Et finalement pour la diversité (des articles). Il y en a pour tous les goûts et tous les budgets. »
Les cinquante kiosques disponibles étaient tous occupés ce week-end. Des meubles de style, des meubles québécois, des affiches publicitaires et de vieux outils étaient notamment exposés. 
Président exécutif du conseil d'administration de Cascades et passionné d'antiquités, Alain Lemaire agissait comme porte-parole de l'événement pour une quatrième année consécutive. 
Pièces de résistance
Spécialiste des meubles de style, Daniel Bilodeau considère que l'Exposition et vente d'antiquités Eastman fait figure d'incontournable. « Ici, c'est bien situé. Tout le monde peut se retrouver dans la même bâtisse. Il y a un grand stationnement, et c'est près de plusieurs grandes villes. Et les exposants amènent de très belles choses », souligne l'antiquaire de Lambton, en Estrie.
M. Bilodeau a d'ailleurs trouvé preneur pour sa pièce de résistance, une imposante base de lit datant de 1880 et provenant d'un château européen. Une telle pièce peut se vendre entre 12 000 et 16 000 $ sur le marché, précise-t-il. 
Après avoir connu l'exposition comme visiteurs, Michel Prince et son fils Mario ont pu profiter d'un des rares kiosques qui se sont libérés après l'édition 2016. Ils étaient visiblement fiers de présenter un établi trouvé dans un ancien atelier de Pointe-du-Lac, une municipalité aujourd'hui fusionnée avec Trois-Rivières. 
« On parle d'un établi de 200 ans, qui a travaillé pas mal, comme on peut le voir. Aujourd'hui, c'est un beau meuble sur lequel on peut mettre une télévision. (...) Je dirais que c'est un peu la Mercedes des établis », lance Mario Prince, qui fait partie d'une équipe de sept employés basée à Sainte-Eulalie, dans le Centre-du-Québec.
L'établi est en vente au prix de 2300 $.
Sur une pente ascendante 
Questionné à ce propos, Michel Quintal juge que l'industrie des antiquités se trouve présentement sur une pente ascendante. 
« On commence à reprendre espoir. L'antiquité était en difficulté depuis la crise économique de 2008. Mais depuis l'an dernier, on sent vraiment un regain et ça se poursuit en 2017. Il y a comme une remontée de l'engouement pour l'antiquité. »
« Le meuble est toujours là. Mais aujourd'hui, les gens - surtout les 25-35 ans - vont vers les petites pièces. Beaucoup d'objets de collection, comme les anciennes affiches publicitaires. »
Daniel Bilodeau se montre également optimiste. « Tranquillement, c'est en train de remonter. Dans les beaux meubles propres, le haut de gamme, il y a un intérêt. »