La huitième édition du défi EnBarque a permis d’amasser plus de 130 000$.

Une huitième édition record pour le défi EnBarque

La huitième édition du défi EnBarque qui se déroulait samedi a fracassé ses propres records en matière de dons amassés. La course hors du commun de bateaux-dragons était au maximum de sa capacité alors qu’une quarantaine d’équipes se sont affrontées au courant de la journée. L’événement a permis de remettre plus de 130 000 $ à l’unité psychiatrique de l’hôpital de Granby.

« Soyons clair, c’est notre année record! » se réjouissait la directrice générale de la Fondation du Centre hospitalier de Granby, Suzanne Surette. Lors du passage de La Voix de l’Est vers 13 h samedi, le montant des dons s’élevait à 131 380 $ et continuait à augmenter grâce aux multiples activités de financement sur le site du parc Daniel-Johnson.

Ce montant a notamment pu être atteint grâce au fort engouement pour la participation à la course de bateau-dragon. Quarante équipes se sont inscrites, soit le maximum permis. 

« C’est vraiment toute une sensation d’être sur l’eau. C’est plus difficile qu’on le pense, mais ça s’est bien passé pour nous », assure Steve Ostiguy, capitaine de l’équipe des Coureurs des bois.

Les bateaux devaient parcourir une distance de 250 mètres sur le lac Boivin. Chaque équipe a amassé un minimum de 2000 $ et plusieurs ont facilement dépassé la barre.

« C’est vraiment un événement majeur pour nous, ne serait que pour le nombre de participants. Il y a près de 800 personnes sur les bateaux-dragons avec un rayonnement de 1000 personnes avec les parents et amis qui viennent voir les courses », rappelle Suzanne Surette. 

Quarante équipes se sont inscrites, soit le maximum prévu par l’organisation, ce qui a permis d’amasser plus de 130 000 $ qui seront remis à l’unité psychiatrique­ de l’hôpital de Granby.

Pour la santé mentale

Pour une troisième année consécutive, la fondation du CHG a choisi de remettre les fruits du défi EnBarque à l’unité psychiatrique de l’hôpital de Granby.

« Avec des activités de cette envergure, les gens prennent de plus en plus conscience que personne n’est à l’abri de problèmes de santé mentale. De près ou de loin, ça va toucher tout le monde. Heureusement les préjugés tombent et ça devient plus facile d’en parler », souligne Pierre Noël, coordonnateur du département de santé mentale au centre hospitalier de Granby.

L’unité psychiatrique du CHG a déjà mis des comités de travail sur pied afin de déterminer quelles priorités financer en priorité. « C’est une réflexion que l’on fait autant avec les usagers que les employés », tient à préciser Pierre Noël.

La somme devrait notamment servir à rénover certaines sections de l’unité, ainsi que du centre Providence. « En santé mentale, il faut que les lieux utilisés soient les plus sécuritaires et agréables pour les patients. On s’assure d’embellir les locaux, de les rendre un peu moins institutionnels afin que les usagers se sentent mieux et que cela contribue à améliorer leur bien-être », complète Anne Perron, chef de service de l’unité psychiatrique.