Une fraude déjouée au Bureau en gros de Granby

La vigilance du personnel du magasin Bureau en Gros de Granby a permis l’arrestation d’un jeune homme qui voulait obtenir du crédit pour l’achat d’un ordinateur en utilisant des pièces d’identité contrefaites.

L’individu âgé de 20 ans a été débarqué à proximité du magasin de la rue Principale, jeudi après-midi, par un ou des présumés complices. Une fois dans le commerce, il s’est montré intéressé par un ordinateur MacBook d’une valeur de 2700 $ et il a voulu formuler une demande de financement sur place pour l’acheter. 

Or, le personnel a vite soupçonné l’usage de cartes d’identité contrefaites. « Ce sont les gérants qui font les demandes de crédit. C’est déjà arrivé dans le passé que de fausses cartes aient été utilisées et ça a attiré l’attention d’une gérante », explique Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby. 

L’employée a alors alerté les policiers.

Lorsque les agents sont arrivés, le suspect était toujours sur place et a été arrêté. Le citoyen de Saint-Jean-sur-Richelieu, connu des policiers, a passé la nuit dernière les barreaux. Joshua Bourcier a été formellement accusé de tentative de fraude, de supposition de personne, d’utilisation de documents contrefaits et de quatre bris de conditions, vendredi, au palais de justice de Granby. 

Il restera derrière les barreaux jusqu’au 7 février. Une évaluation psychiatrique a été demandée. 

Un modus operandi connu

Ce n’était pas la première fois que le commerce de fournitures de bureau devait jongler avec une telle situation, mais le personnel a déjà reçu une formation afin d’être outillé lorsqu’il doit valider l’authenticité de pièces d’identité. « Ça fait quelques fois que ce petit manège arrive à Granby, indique M. Rousseau. C’est une façon d’opérer qui est connue au Québec. Les gens tentent de faire des transactions pour l’obtention d’objets de grande valeur avec de faux documents. »

Les policiers rappellent aux commerçants de poser des questions afin de s’assurer de l’identification positive du demandeur. « Ils doivent vérifier consciencieusement les pièces d’identité fournies et au besoin, les comparer avec de vraies pièces », indique Guy Rousseau.