Annie Adam, agente de développement en sensibilisation sur la maltraitance envers les aînés, et Marie-Christine Paquette, directrice générale de Justice alternative et médiation
Annie Adam, agente de développement en sensibilisation sur la maltraitance envers les aînés, et Marie-Christine Paquette, directrice générale de Justice alternative et médiation

Une formation gratuite pour repérer la maltraitance

Nicolas Bourcier
Nicolas Bourcier
La Voix de l'Est
Une formation intitulée «Repérer pour mieux agir», qui vise à sensibiliser les citoyens ayant des rapports avec les aînés à reconnaître les indices lorsqu’une personne âgée se retrouve en situation de maltraitance ou d’intimidation, sera offerte gratuitement à l’hôtel de ville de Shefford le mercredi 26 février de 19h à 21h. Le transport collectif sera même offert gratuitement pour les résidents de Shefford qui le désire.

Le projet «répond vraiment à une préoccupation de la population au phénomène de la maltraitance envers les aînées», soutient la coanimatrice de la conférence, Annie Adam, agente de développement pour l’organisme Justice alternative et médiation. Elle est accompagnée de Vicky Fontaine, une intervenante qui se charge de faire le pont entre les aînés et les ressources de la région sans qu’il y ait de dédoublement de services.

La formation est donnée dans différents milieux sur le territoire de Brome-Missisquoi depuis un peu plus d’un an et sera maintenant offerte en Haute-Yamaska.

«On donne la formation à des institutions, à des élus, aux citoyens, à des retraités, à l’AQDR, à des gens qui fréquentent la popote roulante et on voit que ça répond vraiment à leurs besoins», énumère Mme Adam.

L’événement du mercredi 26 février est une initiative de la conseillère municipale du Canton de Shefford Francine Langlois et du directeur des services des loisirs, de la culture, de la vie communautaire et des communications à la ville de Waterloo, Mathieu St-François, qui souhaitaient en faire un événement accessible au plus grand nombre de personnes possible sans réservation.

Briser les tabous

L’objectif de la formation — au-delà de faire la différence entre la violence intentionnelle et non intentionnelle, de reconnaître les formes de maltraitance et d’identifier les ressources qui se trouvent dans le milieu — est de briser les tabous qui persistent et de démystifier cette problématique pour inciter les aînés à dénoncer.

«On connaît peu l’âgisme, plaide Marie-Christine Paquette, directrice de Justice alternative et médiation. Quand on tient pour acquis qu’ils sont sourds et qu’on leur crie après ou lorsqu’on prend des décisions à leur place, c’est de la maltraitance.»

La coanimatrice, Vicky Fontaine, est aussi responsable d’un nouveau service sur le territoire de la Haute-Yamaska : les Initiatives de travail de milieu auprès des aînés en situation de vulnérabilité (ITMAV). Ce sera ainsi l’occasion de présenter son rôle et le type d’accompagnement qu’elle dédie aux aînés de la région.

Justice alternative et médiation a d’ailleurs une expertise en gestion de conflits et en intimidation.

«Quand on parle de maltraitance, on pense tout de suite à une personne isolée dans sa maison sous le joug d’un autre membre de la famille, mais ça existe aussi entre aînés dans des résidences», affirme Annie Adam, qui explique que c’est en faisant des ateliers sur l’intimidation dans les résidences pour aînés que l’organisme a développé son expertise.