Marie-Ève Janvier et sa mère Joanne Lussier ont décidé de reprendre le combat que Louis-Philippe n'a jamais pu mener, celui d'améliorer les soins pour les jeunes adultes atteints du cancer. « C'était ce qu'il voulait faire, alors on ne peut pas faire autrement que continuer », a souligné sa mère.

Une fondation pour soutenir les jeunes adultes atteints du cancer

Il y a tout juste un peu plus d'un an, Louis-Philippe Janvier perdait son combat contre le cancer, une récidive d'une forme rare de cette maladie qui l'avait frappé pour la première fois alors qu'il n'avait même pas un an. Avant son décès, en fait avant même d'apprendre qu'il devrait à nouveau faire face à la maladie, le jeune artiste avait accepté de s'engager dans une nouvelle fondation qui devait voir le jour sous peu, la Fondation Néz pour vivre, visant à financer la recherche et à offrir du soutien aux jeunes adultes de 18 à 30 ans atteints du cancer.
Le sort a voulu qu'il découvre ensuite par lui-même toutes les lacunes du système pour les jeunes adultes touchés par la maladie. Et le sort a aussi voulu qu'il ne soit malheureusement plus là pour le lancement officiel de la fondation, qui s'est déroulé hier à Montréal. C'est donc sa famille, notamment sa mère Joanne Lussier et ses soeurs Marie-Ève et Émilie Janvier, qui a pris le relai des rêves de Louis-Philippe et qui s'implique activement au sein de la fondation. «C'était ce qu'il voulait faire, alors on ne peut pas faire autrement que continuer, a indiqué sa mère en entrevue à La Voix de l'Est. Le deuil, je vais le vivre toute ma vie. Oui, il y a des jours où je ferme le dossier, parce que je n'en ai pas envie, mais je suis plus du genre à vouloir me battre. Je me suis battue avec lui pendant 25 ans, alors je vais continuer.»
C'est Francine Laplante, qui a accompagné plusieurs enfants atteints du cancer via la Fondation des Gouverneurs de l'espoir, dont Louis-Philippe, qui a mis sur pied la Fondation Néz pour vivre.
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