Les visiteurs devront faire une croix sur plusieurs activités, dimanche, dont les confessions en plein air, l’onction des malades et la procession au flambeau.
Les visiteurs devront faire une croix sur plusieurs activités, dimanche, dont les confessions en plein air, l’onction des malades et la procession au flambeau.

Une fête de sainte Anne sous le signe de la prévention

Avec sa montagne, sa grotte et son église surélevée, le village de Sainte-Anne-de-la-Rochelle, en Estrie, devient chaque année un lieu de pèlerinage prisé de centaines de personnes venues fêter sainte Anne, la patronne des Québécois, le 26 juillet.

Les célébrations entourant l’anniversaire de la grand-mère de Jésus ont toujours lieu cette année, mais elles seront différentes et moins nombreuses en temps de pandémie.

«On a su la semaine dernière qu’on pouvait faire quelque chose, alors on s’est reviré sur un dix cennes!», indique Francine Giguère du comité de gestion de l’église.

En ce dimanche particulier, le nombre de messes a été réduit de cinq à une seule, à 11h, et une centaine de fidèles seulement seront admis dans l’église, malgré sa capacité de 325 places.

Les gens devront aussi porter un masque lors de leurs déplacements à l’intérieur du lieu de culte et garder une distance avec ceux qui n’habitent pas sous le même toit.

De plus, les visiteurs devront faire une croix sur plusieurs activités, dont les confessions en plein air, l’onction des malades et la procession au flambeau. La neuvaine qui précède la fête de sainte Anne a également été annulée.

Le chemin de croix et le chapelet médité sur la montagne auront toutefois lieu à 14h30, avec musiciens invités. Prière d’apporter vos chaises.

«En ces temps difficiles, il sera apaisant de fêter sainte Anne à son sanctuaire de Sainte-Anne-de-la-Rochelle», dit Mme Giguère.

Nouveautés

Comme nouveautés, une veillée aux lampions se tiendra à 19h, dans l’église, au son de la harpiste Simone Desgroseillers. En début de journée, la grotte résonnera des chants du directeur de chorale Paul Lessard.

Les bénévoles de l’église de Sainte-Anne-de-la-Rochelle avaient bénéficié d’une subvention et ainsi réussi à amasser près de 400 000 $, l’an dernier, pour refaire le toit de l’église classée bâtiment patrimonial.

Mais la hausse des coûts de construction oblige les responsables à revoir leur projet: seule une partie du toit sera refait en août et la section coiffant la sacristie sera rénovée plus tard.

«On aura peut-être un montant de plus, l’an prochain, pour la sacristie», espère Francine Giguère. La fenêtre principale est aussi à changer, donc les dons sont toujours bienvenus. Les prières aussi!