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Certains occupants du 94, rue Saint-Charles Sud à Granby commencent à voir la lumière au bout du tunnel. Déjà, une famille quittera l’endroit d’ici la fin de la semaine pour s’installer dans un logement. Les autres cherchent encore un nouveau toit.
Certains occupants du 94, rue Saint-Charles Sud à Granby commencent à voir la lumière au bout du tunnel. Déjà, une famille quittera l’endroit d’ici la fin de la semaine pour s’installer dans un logement. Les autres cherchent encore un nouveau toit.

Une famille relocalisée, une demande d’injonction déposée mercredi

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
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Certains occupants du 94, rue Saint-Charles Sud à Granby commencent à voir la lumière au bout du tunnel. Déjà, une famille quittera l’endroit d’ici la fin de la semaine pour s’installer dans un logement. Les autres cherchent encore un nouveau toit à l’approche de Noël.

Chandra était ravie de confirmer à La Voix de l’Est, samedi, avoir signé un bail pour un logement lui ayant été référé par Marlene, une autre mère de famille demeurant dans l’ancienne auberge d’aide familiale ayant récemment cessé ses activités. La dame, son conjoint et leur fillette devraient emménager dans leur nouveau logis d’ici quelques jours, au plus tard.

Un immense soulagement pour elle, qui a pu compter sur l’aide de ses voisins et sur des membres de sa famille pour organiser le tout. «Il y a beaucoup de solidarité ici!», lance-t-elle en faisant référence à l’ancienne résidence pour personnes âgées où elle et sa famille demeurent depuis quelques mois.

Les autres locataires sont toujours à la recherche d’un logement. Une famille comprenant plusieurs adultes et une enfant fait partie du lot.

Chandra était ravie de confirmer à <em>La Voix de l’Est</em>, samedi, avoir signé un bail pour un logement lui ayant été référé par Marlene, une autre mère de famille demeurant dans l’ancienne auberge d’aide familiale ayant récemment cessé ses activités.

Rappelons que le 1er décembre dernier, la douzaine de résidents de l’édifice de la rue Saint-Charles Sud, qui abritait jusqu’à tout récemment une auberge d’aide familiale, a reçu un avis d’éviction après que le bail ait pris fin pour défaut de paiement. Les résidents disent avoir acquitté leur loyer, mais le propriétaire des lieux n’aurait jamais été payé par l’organisme en charge de l’auberge.

Demande d’injonction

Certaines personnes prétendent sur les réseaux sociaux avoir négocié avec le propriétaire de l’immeuble et son avocat un sursis permettant aux résidents de demeurer sur place jusqu’au 11 janvier. Une information que le gestionnaire du bâtiment a vivement démentie lors d’un entretien téléphonique avec La Voix de l’Est visant à vérifier cette allégation.

«Personne n’a négocié avec moi ou son avocat. Si un délai supplémentaire est accordé, ce sera ma décision et elle ne sera pas influencée par qui que ce soit», a fait valoir M. Côté.

«Oui, des gens ont tenté de communiquer avec mon avocat, a-t-il reconnu. Mais ce sont des gens qui ne sont pas crédibles du tout.»

Par le biais de son avocat, Me Éric Bertrand, celui-ci présentera à la Cour une demande d’injonction pour faire évincer les résidents, ce mercredi. Il s’attend qu’une décision en sa faveur soit rendue assez rapidement, ce qui permettra par la suite au propriétaire de choisir le moment où il pourra légalement évincer les occupants de sa bâtisse, à qui il est prêt à offrir des références.

Le 1er décembre dernier, la douzaine de résidents de l’édifice de la rue Saint-Charles Sud, qui abritait jusqu’à tout récemment une auberge d’aide familiale, a reçu un avis d’éviction après que le bail ait pris fin pour défaut de paiement.