Après avoir perdu 131 livres au cours des derniers mois, Éric Pontbriand affirme faire encore « le saut » lorsqu’il se regarde­ dans le miroir le matin.

Une expérience qui transforme

La vie, et surtout la silhouette, d’Éric Pontbriand ont changé de façon radicale au cours des derniers mois. Le Granbyen a perdu 131 livres depuis le mois de mai sous l’œil des caméras de l’émission Maigrir pour gagner.

Alors que le gala final se déroulait lundi soir, il est l’un des quatre participants de l’émission, animée par Chantal Lacroix et diffusée sur les ondes de Canal Vie, à avoir perdu le plus grand pourcentage de poids et à avoir remporté un voyage d’une semaine en République dominicaine.

Éric Pontbriand deviendra aussi ambassadeur pour Énergie Cardio et Kilo Solution, de la nutritionniste Isabelle Huot, ce qui l’amènera entre autres à prononcer des conférences sur la perte de poids et la motivation. Un défi qui l’emballe. « Je suis fier de ça parce que je veux motiver les gens et faire une différence. Quand je regarde des gens dans les yeux, je vois leur souffrance. Je suis passé par là et je veux donner un coup de main. Je l’ai fait. Tout le monde peut le faire », a-t-il lancé à La Voix de l’Est.

Le courtier immobilier pesait 307 livres lorsqu’il s’est lancé dans cette aventure. Aujourd’hui, le pèse-personne affiche 176 livres lorsqu’il pose les pieds dessus. Une expérience qui l’a transformée physiquement, mais aussi psychologiquement.


«  Je savais exactement où j’allais. Il n’y avait rien qui m’arrêtait. J’étais tellement motivé. Et c’était stimulant parce qu’il y avait des résultats semaine après semaine.  »
Éric Pontbriand

« Ça m’a obligé à me remettre en question. Je vois les choses d’une autre façon. Je m’accorde le temps de prendre le temps. Et ça a été bénéfique pour moi. Mon énergie est meilleure et tout le monde en profite », fait valoir Éric Pontbriand.

La vie, et surtout la silhouette, d’Éric Pontbriand ont changé de façon radicale au cours des derniers mois.

Déclic
Celui-ci a perdu son père à l’âge de 10 ans et, tout jeune, il s’est ainsi fait un devoir d’être « fort » pour les autres membres de sa famille. Il avait donc l’habitude de s’effacer pour faire passer les autres avant lui ; sa famille, ses amis, son travail. Résultat : parce que « la vie va vite », les mauvaises habitudes ont pris le dessus et les kilos se sont accumulés.

C’est lorsqu’il a rempli le questionnaire de Maigrir pour gagner qu’Éric Pontbriand, qui joue aussi de la musique traditionnelle à ses heures dans le groupe Kin ben ta tuque, a pris conscience de tout cela. Un puissant « déclic » s’est alors effectué. À un point tel qu’il relève avoir été le premier des 11 participants sélectionnés, parmi les quelque 6500 personnes à s’être inscrites à l’origine, à avoir atteint son poids santé.

Sa recette : bouger, jusqu’à six fois par semaine au gym, et modifier ses habitudes alimentaires. Si tout cela lui a aussi demandé une gymnastique avec son agenda, Éric Pontbriand affirme ne pas avoir eu l’impression d’effectuer une traversée du désert. « Pour ma part, ça a très bien été parce que mon déclic était très fort. Je savais exactement où j’allais. Il n’y avait rien qui m’arrêtait. J’étais tellement motivé. Et c’était stimulant parce qu’il y avait des résultats semaine après semaine », raconte celui qui a aussi intégré la course à pied et la marche en montagne à son horaire.

Miroir
Le Granbyen, qui mangeait souvent au restaurant et sautait parfois des repas, s’est mis à faire plus attention à son alimentation. « J’ai commencé à prendre plus le temps d’étudier les menus dans les restaurants et à l’épicerie. Ce sont des choses que je ne regardais pas avant. Des fois, tu penses que tu manges santé, mais ça ne l’est pas. Ce n’est pas parce que c’est léger que c’est santé comme tel. J’ai aussi intégré la discipline de manger trois repas et trois collations par jour », dit celui qui se maintenait à 1200 calories quotidiennement.

Ce n’est pas la première fois qu’Éric Pontbriand perd du poids. Mais cette fois-ci, il affirme ne pas craindre de voir le balancier repartir dans l’autre sens. Il dit avoir opéré un virage à 180 degrés avec sa vie. Ce qu’il n’avait jamais fait avant et qui lui permettra, cette fois-ci, de conserver ses nouvelles habitudes.

Le plus dur dans cette expérience ? « L’entraînement et l’alimentation, ça s’est bien passé. C’est niaiseux, mais le plus dur, ça a été d’accepter de penser à moi. Des fois, il fallait que j’aille m’entraîner, mais je me disais que je n’étais pas avec mes enfants ou que j’aurais pu faire une activité avec des amis. C’était dur parce que j’avais l’habitude de toujours me faire passer en dernier. Mais j’en avais besoin, mes batteries étaient à plat », dit-il.

Éric Pontbriand affirme que les gens qui ne l’ont pas vu depuis longtemps sont tous médusés lorsqu’ils le croisent et constatent sa transformation. Certains ne le reconnaissent tout simplement pas. Normal, lui-même affirme faire encore « le saut » lorsqu’il se regarde dans le miroir le matin...