La construction d'un aréna neuf étant écartée, Saint-Césaire souhaite maintenant évaluer les possibilités de rénover l'aréna Guy-Nadeau, dont la vie utile tire bientôt à sa fin.

Une étude pour rénover l'aréna de Saint-Césaire

La construction d'un aréna neuf étant écartée, Saint-Césaire souhaite maintenant évaluer les possibilités de rénover l'aréna Guy-Nadeau, dont la vie utile tire bientôt à sa fin.
Pour ce faire, la municipalité a retenu les services de la firme d'architectes Groupe Leclerc, qui avait déjà offert son expertise à Saint-Césaire dans le cadre des travaux de réfection du Complexe sportif Desjardins, l'an dernier. L'étude de vétusté coûtera 6500 $ plus taxes à la municipalité.
« On regarde si on ne peut pas rénover une partie de l'aréna. On connaît le prix d'une (ndlr : infrastructure) neuve, mais on regarde nos autres options », a indiqué le maire Guy Benjamin, lors de la séance régulière du conseil tenue mardi soir. 
« Ce qui nous titille, c'est que la structure est quand même bonne, le toit est en bon état », a-t-il ajouté. La possibilité de surélever la glace pour en remplacer le système de refroidissement sans toucher au solage, de même que le déplacement des chambres des joueurs, sont au nombre des hypothèses qui pourraient être étudiées.
Selon l'offre de services dont La Voix de l'Est a obtenu copie, le mandat de la firme vise à « (évaluer) l'état physique du bâtiment, (déterminer) les problématiques reliées à la mise aux normes actuelles ainsi que son potentiel de développement. »
Une équipe composée d'un architecte, d'un technologue en architecture et d'un ingénieur en structure se chargeront d'inspecter l'édifice et de colliger leurs conclusions et recommandations dans un rapport qui devrait être déposé aux élus au cours du mois de février. 
Les visites devraient d'ailleurs débuter au cours des prochains jours, a fait savoir la directrice générale Isabelle François.
Soulignons que le Groupe Leclerc a déjà réalisé des études de vétusté similaires dans trois arénas de Longueuil, entre 2012 et 2015.
M. Benjamin espère pouvoir présenter un projet de rénovation aux Césairois lors d'une séance de consultation publique qui pourrait avoir lieu au printemps. « Ça pourrait être en mars ou en avril, confirme-t-il. Mais le conseil ne prendra pas de décision sans d'abord consulter la population. Pour l'instant, on veut mettre toutes les options sur la table. »
L'implication des autres municipalités incertaine
Questionné à ce sujet par La Voix de l'Est, M. Benjamin n'a pas voulu s'avancer sur une possible implication financière des trois autres municipalités utilisatrices de l'infrastructure - Rougemont, Ange-Gardien et Saint-Paul-d'Abbotsford. Celles-ci n'ont pas été sollicitées dans le cadre de cette étude. 
Le premier magistrat a indiqué que l'étude de vétusté était une initiative de Saint-Césaire et qu'aucune décision sur l'avenir de l'aréna n'est encore prise.
Rappelons qu'à l'automne 2015, elles avaient refusé de s'engager financièrement dans un projet de 7,2 millions $ amorti sur 25 ans et dont la construction serait financée à 50 % par le gouvernement provincial. Ce projet était le fruit d'une étude sur la construction et l'exploitation d'une nouvelle infrastructure régionale commandée par les quatre municipalités, que celles-ci avaient financée au prorata de leur population l'hiver précédent.
Selon la proposition, Saint-Césaire aurait eu à assumer 74 % des coûts liés aux immobilisations et à l'exploitation, soit 294 853 $ annuellement, pendant 10 ans. Les quotes-parts annuelles estimées pour Rougemont, Ange-Gardien et Saint-Paul-d'Abbotsford pour la même période auraient été respectivement de 32 349 $, de 34 955 $ et de 36 293 $.