Le Service des incendies de Bromont aura son équipe spécialisée en sauvetage hors sentier. La brigade possède déjà ce véhicule qui permet le transport d’une personne blessée. Sur la photo, on reconnaît le directeur du service, Hugo Brière, et Maxime Roy, capitaine à la prévention des incendies.

Une équipe de sauvetage spécialisée à Bromont

Bromont possède pas moins de 100 kilomètres de sentiers pour la pratique du vélo, de la randonnée et de la raquette. Lorsqu’une urgence survient dans ces secteurs difficiles d’accès, la responsabilité d’évacuer un patient incombe au service des incendies. Une équipe spécialisée en sauvetage hors sentier verra d'ailleurs le jour en 2018.

En 2017, les pompiers de Bromont sont intervenus à cinq reprises pour évacuer des blessés dans des sentiers, dont un cycliste terrassé par arrêt cardio-respiratoire dans le mont Oak. Grâce aux équipements acquis par le service au cours des dernières années, ils ont poursuivi les manœuvres de réanimation pendant le transport qui l’a conduit aux paramédicaux.

Les sapeurs disposent entre autres d’un véhicule tout-terrain de type côte à côte. Celui-ci est équipé d’un support à planche dorsale sur laquelle un patient est placé pour le transport. Ces équipements permettent d’intervenir dans des zones difficiles d’accès. 

« Au cours des cinq interventions qu’on a faites, on a réalisé qu’il nous manquait des éléments et qu’on ne pourrait pas intervenir comme ça à toutes les périodes de l’année. En hiver ou même dans des périodes de chaleur extrême, les habits de combat ne sont pas les vêtements adéquats pour ça », explique Hugo Brière, directeur du Service des incendies de Bromont. 

Nouvelle unité

L’idée de créer une équipe spécialisée d’intervention hors sentier a cheminé. Une dizaine de membres de la brigade des incendies composeront la nouvelle unité. En plus de recevoir une formation, notamment en premiers soins, ils seront mieux outillés pour intervenir. 

Un budget de 25 000 $ permettra l’acquisition de vêtements adéquats, de bottes de marche, de raquettes, de sacs à dos et d’accessoires. Une partie de la somme couvrira les frais de formation. « Autour de notre side by side, on est capables de faire un 500 pieds où on peut intervenir en habit de combat, mais si on le dépasse, on se rend compte qu’on pourrait avoir des lacunes, explique M. Brière. Si on n’est pas capables de se rendre avec le véhicule, il faut avoir des équipements améliorés. »

« Au niveau des interventions en milieu isolé, il y a 10 ans, on en avait peut-être une fois par année. C’était des bûcherons qui se blessaient en forêt. On y allait et on finissait par sortir la personne, mais au péril [de la vie] des paramédicaux, des pompiers qui travaillaient avec des équipements non adaptés. On envoyait nos hommes faire des tâches pour lesquelles ils n’étaient pas totalement préparés », renchérit-il.

Responsabilité

La responsabilité d’évacuer une personne et de la rendre accessible aux paramédicaux afin qu’elle reçoive les soins nécessaires incombe à la municipalité, selon le protecteur du citoyen, fait savoir M. Brière. D’où la nécessité d’être équipé pour intervenir dans des secteurs difficiles d’accès.

Afin de couvrir les coûts associés à la formation des intervenants et à l’acquisition d’équipements, le programme SUMI met à la disposition des MRC des subventions de 25 000 $ à 75 000 $, à condition que des protocoles d’intervention de sauvetage en milieu isolé soient créés.

Les MRC de Brome-Missisquoi et de la Haute-Yamaska espèrent pouvoir se prévaloir de ce programme. Elles ont d’ailleurs fait des demandes de subventions, indique M. Brière. Elles devront développer des protocoles d’intervention si elles veulent obtenir un premier montant de 5000 $.

« Avec ces équipements-là, si on est demandé par une autre municipalité, on pourrait offrir les services. Même à l’ensemble de la région », explique le chef des pompiers.