La directrice générale de SERY, Joanne Ouellette, a écrit à la ministre de l'Immigration pour l'interpeller sur le cas de Florencia Molina, cette enseignante argentine qui se bat pour travailler.

Une enseignante argentine se bat pour travailler

Le cas de Florencia Molina, sans permis d'enseignement, mais dans les faits qualifiée, illustre bien la situation d'un trop grand nombre de travailleurs étrangers recrutés par le Québec, mais qui se butent aux portes du marché du travail de leur société d'accueil. «Florencia n'est pas une exception, se désole Joanne Ouellette, directrice générale de l'organisme Solidarité ethnique régionale de la Yamaska (SERY). Dans tous les domaines avec des ordres, ça bloque. C'est ici que la game se joue.»
Le 3 janvier dernier, La Voix de l'Est racontait l'histoire de Mme Molina, une enseignante d'espagnol et d'anglais formée dans l'une des meilleures écoles de son pays d'origine, l'Argentine. L'évaluation comparative de ses études produite par le ministère de l'Immigration ne lui reconnaît qu'un certificat universitaire. Même si pendant sept ans, on lui a accordé le droit de travailler dans des écoles de la région puisqu'il y a pénurie, le ministère de l'Éducation la contraint aujourd'hui à retourner aux études pour obtenir un permis.
Pourtant, les lettres de recommandation de ses employeurs au Québec et en Amérique du Sud ne laissent aucun doute sur les compétences de l'enseignante, réduite au chômage.
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