La docteure vétérinaire Émilie L. Couture a réussi son examen de certification du Collège américain en médecine zoologique après onze ans d’études dans le domaine.
La docteure vétérinaire Émilie L. Couture a réussi son examen de certification du Collège américain en médecine zoologique après onze ans d’études dans le domaine.

Une deuxième vétérinaire spécialiste au Zoo de Granby [VIDÉO]

Billie-Anne Leduc
Billie-Anne Leduc
La Voix de l'Est
Le Zoo de Granby peut maintenant compter sur une deuxième vétérinaire certifiée du Collège américain en médecine zoologique pour prendre soin de ses pensionnaires. La docteure vétérinaire Émilie L. Couture a réussi son examen de certification après onze ans d’études dans le domaine.

Le Collège américain en médecine zoologique (American College of Zoological Medicine) est une institution de spécialistes en médecine vétérinaire qui couvre la santé animale de nombreuses espèces domestiques et sauvages, ainsi qu’un large éventail de connaissances, tant en écologie qu’en conservation.

L’ACZM compte plusieurs «diplomates» (vétérinaires certifiés) partout dans le monde, même si une grande partie des spécialistes sont aux États-Unis, explique Émilie, qui a passé la deuxième partie de l’examen le 24 octobre dernier. «C’est un organisme à portée internationale.» Au Québec, on dénombre une centaine de médecins vétérinaires qui porte le titre de spécialiste.

Émilie L. Couture travaillera désormais aux côtés du chef vétérinaire du Zoo de Granby, Dr Shannon Ferrell, avec qui elle a effectué sa formation.

Un parcours enrichissant

Après avoir commencé son parcours universitaire en biologie, la jeune femme s’est ensuite dirigée vers la médecine vétérinaire, à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, où elle a découvert tout un monde, dit celle qui aime «travailler avec sa tête et ses mains».

«Ça a été le coup de foudre. Durant la première année, j’ai réalisé que c’était bien plus large que l’idée qu’on s’en faisait. C’était pas juste pour les chiens ou les animaux de la ferme. Je ne connaissais pas toutes les ramifications possibles.»

Lorsque son perroquet est tombé malade, raconte-t-elle, ses découvertes en médecine zoologique se sont d’autant plus déployées. Elle a ainsi continué dans le domaine. «J’aime toutes les variétés des espèces et toujours apprendre.»

Nulle espèce ne représente un défi ardu pour la docteure. «Ce qui est intéressant avec la médecine, c’est que chaque espèce est différente, et on apprend toujours. [...] C’est un milieu très dynamique et j’aime contribuer à l’avancement des connaissances.»

Défis de conservation

Le jeune femme de 32 ans, originaire de Compton, aime également l’aspect de conservation du Zoo de Granby, et souhaite s’impliquer le plus possible dans ce domaine. «Oui, je m’assure de la santé des animaux, mais c’est important aussi pour moi d’avoir un impact positif sur la conversation, et de participer à leurs projets allant en ce sens.»

D’ailleurs, elle et le Zoo ont un lien étroit avec le Réseau canadien pour la santé de la faune (RCSF), qui réunit des personnes qualifiées désirant préserver la santé de la faune. «On est comme une petite famille, dit la vétérinaire en parlant du milieu de la médecine zoologique. Environ la moitié des “diplomates” du Canada viennent du Québec, donc deux sont au Zoo de Granby.»

Mme Couture a été engagée au Zoo de Granby en 2014, après avoir obtenu son diplôme de vétérinaire. Elle a ensuite poursuivi ses études et formations pour passer l’examen de l’ACZM. En plus de son expérience au Zoo, elle a surtout travaillé au Canada, auprès des mammifères marins, notamment sur les nécropsies des baleines noires qui ont affiché un haut taux de mortalité en 2017 près des côtes canadiennes et américaines, et elle a contribué à la rédaction du rapport. Dr L. Couture a également pris part à un programme qui l’a amené dans l’Arctique canadien et dans l’Est pour travailler avec des phoques.

Émilie L. Couture est bien contente de ne plus «passer son temps à étudier» afin de pouvoir exercer son métier pleinement et contribuer à son tour à l’enseignement des étudiants qui passent au Zoo de Granby.

Au Canada, il n’y a que cinq endroits où il est possible de faire des études supérieures en médecine vétérinaire, dont une seule au Québec, soit la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal, située à Saint-Hyacinthe. On retrouve également un tel programme à l’Université de Guelph, en Ontario, à l’Université de Calgary, en Alberta, à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, à Charlottetown et à l’Université de la Saskatchewan, à Saskatoon.