Les artistes Marco de Muri et Jean-Yves Rhéaume, le maire suppléant, Robert Riel, et la codirectrice de Commerce Tourisme Granby région, Hélène Plante, ont dévoilé jeudi la dernière oeuvre ludique de la campagne Granby est zoo.
Les artistes Marco de Muri et Jean-Yves Rhéaume, le maire suppléant, Robert Riel, et la codirectrice de Commerce Tourisme Granby région, Hélène Plante, ont dévoilé jeudi la dernière oeuvre ludique de la campagne Granby est zoo.

Une dernière oeuvre ludique dévoilée à Granby

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Le froid polaire de jeudi a modifié le décor dans le quartier des sports. Un imposant ours bleu, la dernière oeuvre ludique permanente de la campagne Granby est zoo, se dresse désormais près du nouveau centre aquatique et du Centre sportif Léonard-Grondin.

Le choix de l’animal à cet endroit n’est pas fortuit. L’ours ne craint ni le froid ni l’eau, a relevé la codirectrice générale de Commerce Tourisme Granby région (CTGR), Hélène Plante, à l’occasion d’un point de presse.

Le nouvel ours, d’une hauteur de 3,7 mètres, s’ajoute aux huit autres oeuvres animalières  — l’éléphant rose, la girafe rouge, le chameau turquoise, le lion orange, l’hippopotame vert lime, le gorille bleu, l’alligator rouge et le suricate jaune — installées aux quatre coins de la ville depuis le lancement de cette campagne qui visait à revoir l’image de marque de Granby et à animer les espaces publics.

«Depuis son lancement en juillet 2017, Granby est zoo a su répondre aux prémisses de ce projet rassembleur. Il aura permis d’identifier nos lieux forts et phares pour nos citoyens et les visiteurs, et de faire rayonner la marque de la ville de Granby par de nombreuses photos partagées sur les réseaux sociaux», a déclaré le maire suppléant, Robert Riel. 

Hélène Plante s’est pour sa part réjouie de l’aménagement de ce nouvel espace ludique dans ce qu’il est maintenant convenu de qualifier de quartier des sports. «C’est un lieu qui est hautement fréquenté par l’ensemble des citoyens et des visiteurs issus du tourisme sportif. Il y a plusieurs tournois ou événements d’envergure qui se tiennent ici», a-t-elle relevé en faisant allusion au Centre sportif Léonard-Grondin.

Qui sait, le nouveau centre aquatique Desjardins pourrait aussi éventuellement accueillir des compétitions provinciales de natation, a avancé Mme Plante.

«Le projet fonctionne bien»

La réalisation de l’ours a, comme l’ensemble des autres oeuvres, été confiée aux artistes granbyens Jean-Yves Rhéaume et Marco de Muri. Et aux yeux du duo, la campagne Granby est zoo a atteint sa cible. 

«Dans l’ensemble, le projet est formidable. Les oeuvres sont encore là. Elles sont encore vues et photographiées. Il y a toujours quelqu’un qui grimpe dessus (les oeuvres), que ce soit des enfants, des ados. Le projet fonctionne bien et on est super heureux d’y avoir contribué», a fait valoir Jean-Yves Rhéaume. 

Lors de son lancement, la campagne n’a toutefois pas fait l’unanimité. Encore aujourd’hui, des critiques continuent à être émises. Mais le maire Pascal Bonin a affirmé en août dernier, lors du dévoilement de l’avant-dernière oeuvre, l’alligator du parc Daniel-Johnson, que le projet jouit, selon lui, de l’appui d’une majorité de Granbyens. 

«Je pense que la réception des citoyens aujourd’hui est excellente. Et ce dont on est le plus content, ce sont les sourires des enfants. À chaque fois qu’on inaugure une oeuvre, on a juste à regarder les sourires des enfants et des parents pour voir si ça marche», avait-il déclaré. 

La campagne Granby est zoo a bénéficié d’un budget annuel de 155 000 $. Si d’autres oeuvres voient le jour, cela pourrait être à l’initiative d’entreprises privées qui auraient manifesté de l’intérêt à avoir leur propre oeuvre, à l’instar de La Voix de l’Est avec son suricate jaune. 

«On laisse la place au privé», a lancé le président du conseil d’administration de Commerce Tourisme Granby région et conseiller municipal, Alain Lacasse.

Application mobile

Outre les oeuvres, Granby est zoo s’est aussi traduit par le développement d’une application mobile de réalité augmentée, alors que les animaux virtuels s’invitent dans le décor, lui, bien réel. L’application propose 14 stations, ainsi qu’un jeu-questionnaire, développé avec l’équipe du Zoo de Granby. 

«L’idée de faire un parcours de réalité augmentée a vraiment été un succès parce que les moyennes d’utilisation disent que huit animaux, en moyenne, ont été vus par application. Ça veut dire que les gens se sont vraiment promenés à plusieurs endroits pour pouvoir en profiter. Pour nous, c’est un gage du succès de ce projet-là», souligne Hélène Plante.