Un résidant de la rue Bourget Est à Granby pourrait devoir payer une amende pour avoir coupé de nombreux arbres sans permis.
Un résidant de la rue Bourget Est à Granby pourrait devoir payer une amende pour avoir coupé de nombreux arbres sans permis.

Une coupe d’arbres fait réagir à Granby

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
Un résidant de la rue Bourget Est à Granby pourrait devoir payer une amende pour avoir coupé des arbres sans permis cette semaine. L’ampleur de la coupe effectuée est telle qu’elle a «choqué» le conseiller municipal du district, Jean-Luc Nappert.

«Il y en a beaucoup trop. Ça n’a pas de sens de faire ça en 2020 dans un beau quartier résidentiel. La moitié du terrain arrière a été coupée à blanc ou presque», a réagi M. Nappert, qui a toujours eu à coeur les dossiers environnementaux.

Il n’est pas le seul à avoir été interpellé par le voisinage pour constater la situation. La conseillère du district six, Denyse Tremblay, a aussi été invitée à voir les travaux. Une plainte a, dans la foulée, été déposée au service d’urbanisme de la Ville.

«On est allé voir sur place et il y a eu une coupe d’arbres sans permis. On regarde la possibilité de donner une contravention. Ça peut être un montant de 500$. Un inspecteur regarde aussi avec les propriétaires la conformité des travaux. On regarde si ce qui a été fait était permis ou non. L’amende pourrait être plus élevée », affirme le directeur du service de la planification et de la gestion du territoire à la Ville, Benoit Carbonneau.

Selon lui, l’analyse du dossier devrait prendre quelques jours. Le propriétaire devrait en outre fournir à la Ville l’évaluation d’un arboriculteur.

Benoit Carbonneau souligne que l’abattage est permis dans certaines circonstances, notamment si l’arbre est mort ou dangereux pour la sécurité des personnes.

Permis à retardement

C’est pour permettre à une nouvelle portion de haie de cèdres mitoyenne de survivre que la coupe d’arbres a été réalisée, a expliqué Jeannot Racine. Les travaux ont été réalisés, à sa demande — et à ses frais—, dans la cour arrière de son voisin immédiat, avec l’accord de ce dernier.

Les cèdres ont besoin de soleil. D’où le besoin, selon lui, de couper des arbres pour permettre une meilleure luminosité.

M. Racine reconnaît qu’il avait omis de demander un permis. Il l’a fait, mais avec deux jours de retard, dit-il. Il assure que plusieurs des arbres abattus étaient malades. Il estime que la quantité d’arbres coupés respecte la réglementation.

Il cite notamment une disposition du règlement de zonage qui prévoit que «l’abattage représente 30 % des arbres présents sur le terrain, et ce, sans que le nombre d’arbres restant soit inférieur au nombre minimal d’arbres exigé en vertu du présent règlement, lequel abattage ne peut se faire qu’une seule fois par période de dix (10) ans».

Certains voisins ne voient toutefois pas les choses du même oeil. «C’est une bande d’arbres d’environ 50 pieds par 100 pieds qui a été coupée. Il y avait des arbres matures, d’un bon diamètre. C’est illogique pour protéger une haie de cèdres», dit l’un d’eux, qui a contacté La Voix de l’Est.

«On ne savait pas que ça prenait un permis. On s’est conformé aux lois quand on l’a su, affirme Jeannot Racine. (...) Si on n’est pas correct, on est responsable. On va réparer ce qu’on a fait. Mais ça ne semble pas être le cas, selon ce que l’ingénieur forestier qu’on a fait venir nous a dit».