Geneviève Mongeau, directrice générale de Essor Environnement, et la mairesse de Cowansville Sylvie Beauregard.
Geneviève Mongeau, directrice générale de Essor Environnement, et la mairesse de Cowansville Sylvie Beauregard.

Une collecte des matières organiques carboneutre à Cowansville

Cynthia Laflamme
Cynthia Laflamme
Initiative de journalisme local - La Voix de l'Est
Vingt-cinq jeunes arbres ont été plantés ce mercredi à l’entrée ouest de Cowansville afin d’embellir la municipalité, mais surtout pour compenser les émissions de gaz à effet de serre produits par le camion de collecte des matières organiques.

Il s’agit de la première action environnementale réalisée par la Ville dans le cadre de son Plan stratégique de développement durable 2019-2023. La mairesse Sylvie Beauregard avait promis qu’une action par mois allait être prise pendant un an. Celle-ci se répétera dans les prochaines années.

« Les actions pour la planète ne sont pas toujours optimales, a lancé Mme Beauregard en conférence de presse, alors que Nathalie Vandenplas, chef d’équipe du service d’aménagement paysager, plantait derrière l’élue les 25 arbres qui s’ajouteront au couvert forestier de la municipalité. Pour récupérer le compost, ça prend des camions à essence... alors ce n’est pas optimal pour l’environnement. »

La Ville s’est associée à Essor environnement, une firme locale, afin de compenser les émissions de gaz à effet de serre (GES) liées à ce service. 

Après calcul, il a été déterminé que la plantation annuelle de 25 feuillus serait nécessaire pour que la collecte, qui produit grosso modo 21,2 tonnes par année, soit carboneutre. 

Les arbres plantés auront terminé de compenser les GES émis par la collecte après 70 ans de séquestration de carbone.

Face au vent

La Ville s’assurera également de l’entretien futur de ces arbres. Le site à l’intersection de la rue de la Rivière et de la route 139 a été choisi en premier lieu, avec l’autorisation du ministère des Transports du Québec, qui est propriétaire du terrain.

Le caryer ovale, une espèce indigène plutôt rare dans la région, le cerisier tardif, le chêne rouge, le noyer noir et le peuplier deltoïde, qui pousse rapidement et protégera les autres arbres, composent les essences d’arbres choisies pour cette plantation. 

Essor Environnement a pris en considération les infrastructures, mais aussi le relief et les facteurs météorologiques pour le choix des essences. « Le site est sujet aux grands vents, explique Geneviève Mongeau, directrice générale de la firme, mais également au sel de déglaçage, ce qui a énormément d’impact sur les arbres. »

Les arbres plantés sont très jeunes et n’ont qu’un petit diamètre pour l’instant. « Plus les arbres sont jeunes, plus ils capturent du carbone rapidement, ajoute-t-elle. La capture des GES sera moins importante lorsqu’ils auront atteint leur maturité, vers 70 ans. »