« Ici, les gens ont l’impression d’être dans une vraie clinique », dit Jessika Paradis (à gauche). Comme sa camarade Kiana Deschênes et toutes les étudiantes en soins infirmiers, elle travaille à la Clinique santé du Cégep de Granby pendant ses études.

Une clinique santé modèle au Cégep de Granby

Ouverte à tous et récemment rénovée, la Clinique santé du Cégep de Granby fait figure de référence auprès des autres établissements collégiaux qui offrent le programme de Soins infirmiers.

Chaque mois, des représentants d’autres cégeps viennent en constater l’usage et le fonctionnement, indique la responsable Rita Daigle en entrevue à La Voix de l’Est. « On est un des seuls à offrir autant de services », dit-elle.

La clinique ainsi que les laboratoires utilisés pour former les futures infirmières ont fait l’objet, en 2017, d’une cure de jouvence au coût de 1,5 M$.

L’équipement a été amélioré, le nombre de lits et de mannequins a été augmenté et la clinique a été déménagée du 3e étage au rez-de-chaussée, dans des locaux plus grands et plus accessibles. Une rampe pour fauteuils roulants est désormais installée à proximité.

Une fois à l’intérieur et avec prescription, les patients peuvent obtenir des prises de sang, vaccins et lavages d’oreille, par exemple. Ils peuvent aussi compter sur un service de consultation sans prescription à propos des maladies, médicaments et saines habitudes alimentaires et sexuelles.

Le tout gratuitement et sur rendez-vous, ce qui permet d’économiser du temps et d’alléger le volume de patients dans les hôpitaux. « Un patient qui part d’ici rassuré, on le voit moins souvent à l’urgence, dit Mme Daigle. On vise le curatif, mais aussi le préventif. »

Formation
Les services sont donnés par des étudiantes en soins infirmiers de première, deuxième et troisième année, selon le soin requis, et supervisés par des infirmières-enseignantes comme Rita Daigle.

La formation qui en découle est appréciée des employeurs. « Ils voient que les étudiantes sont prêtes quand elles arrivent à l’hôpital, dit la responsable. Elles ont une vision plus globale. Elles sont conscientes de la lourdeur des hôpitaux, mais elles sont prêtes à s’appliquer. »

« On est plongés rapidement dans le concret et ça nous donne une expérience plus ambulatoire, reconnaît Jessika Paradis, étudiante en 3e année. Ici, les gens ont l’impression d’être dans une vraie clinique. »

« Les soins infirmiers, c’est tellement large et il y a tellement de possibilités de carrière », ajoute sa camarade Kiana Deschênes, aussi en troisième année. Comme plusieurs, elles songent à poursuivre leur formation au baccalauréat.

La clinique cherche toujours à augmenter son offre de services et son achalandage. Ses responsables aimeraient aussi bénéficier de la supervision d’un médecin, quelques heures par semaine, pour faire des suivis médicaux.

Inaugurée en 2010, elle est ouverte de septembre à décembre et de février à mai, en semaine sauf le vendredi.