Sarah Demers Pearson aimerait pouvoir se promener avec Charlotte en toute légalité.

Une citoyenne revendique plus d’accès pour les chiens

La résidente de Waterloo Sarah Demers Pearson se lance dans toute une bataille. Armée de sa volonté et soutenue par Charlotte, sa compagne à quatre pattes, elle entend faire modifier la règlementation en vigueur interdisant aux chiens l’accès aux pistes cyclables et aux parcs municipaux de Waterloo. Une pétition circule présentement pour dénoncer ce règlement.

Comme plusieurs propriétaires de chiens, Sarah emprunte régulièrement les pistes cyclables et les parcs de la ville avec Charlotte. Un geste doublement illégal puisqu’il est condamné à la fois par les règlements municipaux de Waterloo et le code d’usagers de la Corporation d’aménagement récréotouristique de la Haute-Yamaska (CARTHY) qui gère le réseau de pistes cyclables.

« On m’a dit que le règlement existait depuis toujours, mais il semblerait que la Ville veuille maintenant le faire respecter », s’inquiète-t-elle.

Sarah fait allusion à une récente publication Facebook de la Ville de Waterloo parue le 10 juillet dernier sur le web.

« Les chiens sont interdits en tout temps dans les parcs publics (plage municipale, parc Robinson, parc Denise-Lauzière parcours Artria, parc du Carré Foster, place du Centenaire, parc des Générations, parc des Saules, parc Wilfrid-Hémond et Vélo-Parc) ainsi que sur les pistes cyclables et le sentier des libellules », peut-on y lire.

Mme Demers Pearson n’a pas tardé à lancer une pétition numérique via la plateforme Change.org. Au moment d’écrire ses lignes, la pétition de Sarah avait récolté 674 signatures.

« J’ai rapidement vu que je n’étais pas la seule à être outrée ! », constate-t-elle, même si elle avoue ne jamais avoir été inquiétée par les instances municipales à ce sujet.

Selon ses dires, une autre citoyenne ferait également circuler une pétition dans certains commerces de Waterloo.

Plus de vélos, moins d’animaux
Waterloo, à l’image d’autres municipalités de la région, essaie d’attirer de plus en plus de cyclistes, au grand plaisir des sportifs, mais cette mutation ne fait pas le plaisir de tous.

Sarah estime qu’il est particulièrement difficile de se déplacer en toute légalité avec un chien.

« Les pistes cyclables, ce sont souvent des raccourcis, dit-elle. [Légalement], on ne peut même pas aller au parc à chiens en empruntant la passerelle à l’arrière de la CIBC [NDLR : puisque c’est une piste cyclable]. Ça représente un détour important. »

L’accès aux points d’eau est également crucial en période de grande chaleur pour les animaux, mais, comme l’observe Sarah, la règlementation actuelle ne permet pas aux maîtres d’emmener leur compagnon à la rivière Yamaska ou au lac Waterloo.

« Il y a rarement des gens au parc canin, observe la maitresse de Charlotte. Il est moins accessible depuis qu’il n’est plus au parc Denise-Lauzière. »

« Je ne m’attends pas à ce que la Ville permette du jour au lendemain la présence des chiens dans 100 % des parcs, mais le règlement pourrait être assoupli », suggère la Waterloise.

Selon elle, la Ville de Waterloo aurait tout intérêt à collaborer avec les usagers qui fréquentent déjà les parcs avec leurs animaux.

Des distributeurs de sacs pourraient par exemple être installés afin d’inciter les gens à ramasser les présents laissés par leurs animaux.

Sarah Demers Pearson prévoit déposer sa pétition lors de la prochaine séance du conseil municipal, soit le 21 août prochain.

« Je ne vise pas de chiffre précis, je veux seulement obtenir le plus de signatures possible pour démontrer que c’est une opinion largement partagée à Waterloo », conclut-elle.