À défaut de pouvoir participer à la guignolée locale, une Bromontoise a eu l’idée de rédiger, à la main, une cinquantaine de cartes de Noël pour des résidents de CHSLD de la région. Son projet a toutefois fait boule de neige: près de 200 cartes seront remises dans trois CHSLD, avec l’aide d’autres citoyens.
À défaut de pouvoir participer à la guignolée locale, une Bromontoise a eu l’idée de rédiger, à la main, une cinquantaine de cartes de Noël pour des résidents de CHSLD de la région. Son projet a toutefois fait boule de neige: près de 200 cartes seront remises dans trois CHSLD, avec l’aide d’autres citoyens.

Une Bromontoise veut distribuer des cartes de Noël dans des CHSLD

Marie-France Létourneau
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
À défaut de pouvoir participer à la guignolée traditionnelle, une Bromontoise a eu l’idée de rédiger, à la main, une cinquantaine de cartes de Noël pour des résidents de CHSLD de la région. Son projet a toutefois fait boule de neige : près de 200 cartes seront remises et de petits présents offerts aux employés des centres.

« Je suis tellement heureuse. Je pense que donner me fait autant plaisir que recevoir », a lancé vendredi Talie Lacasse, à l’origine de cette initiative.

Celle-ci a partagé son projet cette semaine sur les réseaux sociaux afin de solliciter l’aide de commerçants intéressés à bonifier ses cartes par une participation quelconque. La réponse ne s’est pas fait attendre. Et pas que des commerçants. Plusieurs personnes, dont des familles, ont manifesté le souhait d’écrire également des cartes.

Talie Lacasse dit être la première surprise de la tournure des événements. « C’est un petit geste que je m’étais donné comme défi. Je me disais que des commerçants pourraient peut-être m’aider à donner des cadeaux. Mais il y a aussi plein de gens qui ont voulu écrire des cartes de Noël », explique-t-elle.


« Je voulais que ça soit plus humain. Je trouve ça [la pandémie] difficile pour les gens. Certains n’ont pas de famille, pas de visiteurs. On ne peut pas voir nos êtres chers. Je voulais apporter une touche d’humanité, de chaleur »
Talie Lacasse

À l’heure actuelle, quelque 200 cartes seront ainsi distribuées à la mi-décembre — après qu’elles aient respecté une période de quarantaine — dans trois CHSLD de la région. Mme Lacasse souhaite toutefois ne pas dévoiler le nom des établissements de santé choisis afin de garder la surprise aux résidents qui recevront cette petite attention.

La Fromagerie gourmande de Bromont offrira près de 70 chèques-cadeaux aux employés des CHLSD. La Mie Bretonne de Cowansville distribuera un petit lot de croissants, l’Érablière du Lac, à Bromont, du sirop d’érable (un gallon par CHSLD, précise Mme Lacasse) et les Serres Paquette à Sutton, plus d’une vingtaine de plantes exotiques.

La contribution financière de Bromontois permettra aussi d’ajouter une petite surprise aux cartes.

Chaleur

Talie Lacasse tenait par ailleurs à ce que les cartes de voeux soient rédigées à la main. « Je voulais que ça soit plus humain. Je trouve ça [la pandémie] difficile pour les gens. Certains n’ont pas de famille, pas de visiteurs. On ne peut pas voir nos êtres chers. Je voulais apporter une touche d’humanité, de chaleur », fait-elle valoir.

En attente d’une chirurgie au bras droit, la Bromontoise dit avoir réussi, avec l’aide de son conjoint, Claude Pellerin, à rédiger elle-même 55 cartes. « C’était mon défi. Ça m’a pris une semaine, mais j’ai réussi », lance-t-elle.

Mme Lacasse s’étonne en outre que des gens qu’elle n’a jamais rencontrés aient aussi décidé d’embarquer dans cet élan de générosité. Des citoyens déposent ainsi leur lot de cartes à sa porte. « C’est tellement gratifiant de voir ce positivisme », dit-elle.

Talie Lacasse a résidé à Montréal, où elle participait à la confection de paniers de Noël pour des familles défavorisées, avant d’emménager à Bromont, il y a huit ans. Comme la guignolée du Centre Marguerite-Dubois, à laquelle elle avait l’habitude de participer, a changé de formule cette année, pandémie oblige, la citoyenne souhaitait agir, mais d’une autre façon. « Il fallait faire quelque chose ! », dit-elle.

Mme Lacasse aimerait bien d’ailleurs que son initiative donne l’idée à d’autres de poser des gestes semblables. Pour que la magie de Noël puisse continuer à se propager dans la région au cours des prochaines semaines.