Geneviève Baril, présidente de Sirius Sports Canins, et Flare feront équipe au Championnat du monde de sports canins attelés en canicross, en Pologne, en novembre prochain.

Une Bromontoise et son labrador représenteront le Canada

Geneviève Baril et son labrador Flare s'envoleront en novembre pour la Pologne, où elles représenteront le Canada au Championnat du monde de sports canins attelés. La Bromontoise et sa chienne font partie des trois duos canadiens en compétition, volet féminin, au canicross, une discipline de course à pied.
Adepte de l'athlétisme depuis l'âge de 13 ans, Geneviève Baril, qui en compte aujourd'hui 37, s'intéresse depuis toujours à la course en sentier. Elle a fait ses débuts dans le milieu canin vers 2007 et y a découvert le canicross. Quatre ans plus tard, elle a commencé à pratiquer sérieusement ce sport. 
« Je suis entraîneure canine à la base », raconte la présidente et fondatrice de Sirius Sports Canins, un centre d'entraînement bromontois visant à garder les chiens actifs et en santé. « J'étais déjà à l'affût des sports canins en général . »
Elle s'intéressera d'abord aux sports de traction, qu'elle pratique avec une chienne de race husky lui appartenant. Se découvrant une nouvelle passion, elle crée Sirius Sports Canins. « Depuis cinq ans, on est un groupe à se rejoindre toutes les semaines pour pratiquer ensemble. J'en ai fait un métier », raconte-t-elle.
Avec Flare, Geneviève Baril court dans les sentiers de Bromont­, partageant ainsi sa passion pour la course en sentier et son amour pour les chiens. « C'est motivant aussi de faire équipe avec son propre chien. Ça nous aide à garder la motivation pour courir », mentionne-t-elle.
Elle s'entraîne de quatre à cinq fois par semaine, avec et sans Flare. Avec son labrador, elle s'entraîne aussi à vélo et même à la nage ! Elle participe aussi à de nombreuses compétitions, dont pas moins de 13 événements de sports canins depuis 2016. Parmi le lot : le championnat canadien. Il y a deux ans, elle a aussi pris part au Championnat du monde qui se déroulait alors au Canada. À l'époque, Flare était toutefois trop jeune pour courir. Ce sera donc le premier Championnat du monde pour le labrador.
Financement
« Ce qui n'est pas évident pour les gens, c'est d'avoir les fonds pour y aller », déplore Mme Baril. « Même que certains qui étaient qualifiés n'iront pas à cause de ça. »
La Bromontoise estime qu'il lui en coûtera 7500 $ pour participer au championnat. Elle souhaite attirer des commanditaires et partenaires en leur offrant de la visibilité sur Internet ainsi que sur son équipement lors du championnat. Il est possible d'entrer en contact avec l'athlète à info@siriussportscanins.com.
Le championnat se tiendra à Szamotuly­ - Kozle, en Pologne, du 23 au 26 novembre 2017. Des compétitions de bikejoring et de cani-kart auront aussi lieu, le premier étant la version à vélo du canicross et le deuxième, la version estivale des traîneaux à chiens.
Flare et Sirius
Flare a maintenant deux ans et demi. Voilà maintenant 18 mois qu'elle court en sentier avec Geneviève, puisque le chien doit avoir terminé sa croissance avant de faire autant d'exercice. Elle provient d'un élevage de labradors de chasse. 
« Une lignée très sportive, très dynamique, très polyvalente. Un chien très obéissant », témoigne sa coéquipière. « Quand on court ensemble, elle est toujours à l'écoute de ce que je lui demande. Et en plus, les labradors, c'est une race active à la base, qui aime courir, qui aime le plein air. Elle est très heureuse qu'on fasse ça ensemble ! »
Avant de courir avec Flare, Geneviève sillonnait les sentiers de Bromont avec Sirius, un autre labrador. Malheureusement, sa carrière d'athlète a pris fin abruptement. « Il s'est fait frapper par une auto... Il est encore en vie, mais il ne peut plus participer. On a dû lui amputer une patte. Il a pris sa retraite », témoigne sa propriétaire. 
« Ça a été un peu crève-coeur. J'avais eu une super belle saison avec Sirius. On avait gagné des belles courses, et juste avant le championnat canadien, il s'est fait frapper... », se remémore-t-elle difficilement. Samuel Leblanc