L'expéditeur de la bouteille, Nicolas Morin, et son récepteur, le Breton Lucien Sanquer, ont pu faire une première rencontre via Skype, hier.

Une bouteille à la mer retrouvée 16 ans plus tard

Une bouteille, un fanion du Canada et une lettre. Voilà ce qui unit Nicolas Morin, un résidant de Sainte-Cécile-de-Milton, et Lucien Sanquer, un habitant de Landerneau, une région de la Bretagne en France. Il y a à peine quelques jours, le Québécois de 31 ans a eu toute une surprise en apprenant que son message mis à la mer a finalement touché terre après un périple de 16 ans dans l'Atlantique.
On croirait cette histoire tout droit sortie d'un scénario de film. Pourtant, c'est bien la réalité. La bouteille a été récupérée intacte mardi dernier par le Français. Nicolas Morin n'en revient pas. «C'est complètement fou de penser qu'une lettre que j'ai écrite quand j'avais 16 ans a traversé l'océan. On se dit toujours que ça arrive à la télé, mais là, c'est vrai. Ça m'arrive à moi!» a confié hier à La Voix de l'Est le jeune homme qui soufflera ses 32 bougies le 25 mai.
Voici un résumé de ce que contenait la fameuse missive rédigée en anglais, qui aurait été mise à l'eau le 10 avril 1998: «Bonjour, je m'appelle Nicolas Morin. Je suis un garçon. J'ai 16 ans. Je suis né le 25 mai 1982. Je parle français, mais j'apprends l'anglais à l'école. J'ai un frère, mais pas de soeur. Mon passe-temps favori est le basketball. Mon plat préféré est la pizza. J'habite à Roxton Falls, une ville du Québec. J'espère avoir votre réponse bientôt.» Viennent ensuite deux questions: «Où vas-tu à l'école?» et «Êtes-vous mariés?».
Heureux hasard
La stupéfaction était tout aussi grande du côté du récepteur, qui a découvert la bouteille de plastique alors qu'il marchait sur la plage. «J'ai 62 ans et je suis un retraité de la SNCF (Société nationale des chemins de fer) depuis six ans. J'aime bien me promener pour ramasser des trucs qui viennent de la mer. Des filets, des bouées et des bouts de corde. Un peu de tout quoi! J'étais sur la presqu'île de Crozon et j'ai vu cette bouteille le long d'une dune. C'est la couleur rouge du drapeau qui m'a frappé. Je ne l'ai pas ouverte tout de suite. J'étais sur le coup de l'émotion et je ne voulais pas abîmer le message à l'intérieur», a raconté au journal Lucien Sanquer.
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