« L’élément essentiel de ce projet c’était de donner davantage d’informations que sur les panneaux d’informations. On voulait trouver un autre langage en passant par la technologie », avance Patrick Paré, biologiste et directeur de la conservation et de la recherche au Zoo de Granby.
« L’élément essentiel de ce projet c’était de donner davantage d’informations que sur les panneaux d’informations. On voulait trouver un autre langage en passant par la technologie », avance Patrick Paré, biologiste et directeur de la conservation et de la recherche au Zoo de Granby.

Une application pour partir à l’assaut des parcs naturels

Après un an de préparation, voilà que la nouvelle application mobile Granby Nature vient d’être lancée par la Ville de Granby et le Zoo de Granby. Cet outil permettra aux citoyens d’en apprendre davantage sur la faune et la flore occupant les 142 hectares des parcs naturels Terry-Fox, Le Sentier de la Rivière et Les Boisés Miner.

À travers ces trois parcs, pas moins de 275 spécimens ont été recensés par les biologistes de la conservation et de la recherche au Zoo. Parmi eux, une vingtaine sont en péril. On pense notamment à la grive des bois, la couleuvre à collier, la salamandre à quatre orteils, l’ail des bois ou encore la petite chauve-souris brune.

L’application Granby Nature fait donc partie des efforts déployés par le Zoo de Granby pour la conservation et l’éducation en nature.

En effet, depuis plusieurs années, le Jardin zoologique travaille en collaboration avec la Ville de Granby pour la conservation des Boisés Miner. On y trouve entre autres des panneaux d’interprétation et de signalisation, procurant de l’information sur les espèces présentes.

Dans le cadre de ce projet, d’autres panneaux ont été installés au parc Terry-Fox. Une trentaine de nichoirs s’y sont ajoutés, alors qu’on en trouve une dizaine aux Boisés Miner.

«Afin de poursuivre sur cette lancée et d’attirer une clientèle plus jeune, l’idée a été soulevée d’offrir une expérience éducative complémentaire faisant appel aux nouvelles technologies de l’information. [...] Ceci correspond à l’une des actions du Plan environnement 2020-2023, celle d’offrir des informations de nature environnementale à la population», explique Serge Drolet, coordonnateur de la Division environnement à la Ville de Granby.

« L’élément essentiel de ce projet c’était de donner davantage d’informations que sur les panneaux d’informations à la fois éducatives et ludiques. On voulait trouver un autre langage en passant par la technologie », avance Patrick Paré, biologiste et directeur de la conservation et de la recherche au Zoo de Granby.

Ainsi, l’application regorge d’une foule d’informations. On y trouve une quinzaine de vidéos qui montrent les beautés de la nature et comment faire pour mieux la protéger. « Elles résument bien l’ensemble des services écologiques que nous rendent ces parcs naturels de Granby, mais aussi leur fragilité et l’importance de les préserver à perpétuité », souligne M. Paré.

Interactif

Cette initiative permet aux adeptes de la nature d’explorer ces trois lieux de manière interactive, supportée par de nombreux contenus visuels. Il est même possible prendre part à certains jeux ou encore d’écouter les sons d’oiseaux, d’insectes et de mammifères.

En activant l’application, la promenade sera géoréférencée et des notifications seront perçues dans certaines zones spécifiques des espaces verts. Il suffit de cliquer sur les icônes et de profiter des contenus offerts. Il est même possible de tester l’application à la maison.

Les citoyens sont également invités à soutenir le travail des biologistes dans l’inventaire de la faune et la flore de ces trois parcs granbyens en rapportant leurs observations grâce à la création du projet Granby Nature dans l’application iNaturalist.

Le Zoo de Granby a de nouveau travaillé avec la firme Version 10, avec laquelle elle avait développé l’application mobile Dinozoo.

La Fondation Hydro-Québec pour l’environnement (FHQE), le Club d’observateurs d’oiseaux de la Haute-Yamaska (COOHY) et la Fondation du Zoo sont les partenaires ayant soutenu le Zoo et la Ville dans ce projet, dont le coût total du projet s’élève à 75 000 $. De ce montant, 49 960 $ proviennent de la FHQE.