Dans l’ordre habituel: Richard Leclerc, responsable des communications, Éric Tremblay, membre du C.A. de l’APHPBM, Frances Champigny, présidente de l’organisme, Annabelle Fréchette, copropriétaire de Vitrerie Cowansville, Marise Dubois, représentante de la députée Isabelle Charest, Steve Flesch, copropriétaire de Vitrerie Cowansville, et Patrick Melchior, préfet de la MRC Brome-Missisquoi et maire de Farnham.

Une application pour les personnes à mobilité réduite ou handicapées physiques

Du bout des doigts, les personnes handicapées physiques ou à mobilité réduite pourront voir quels commerces, restaurants ou organismes sont facilement accessibles pour eux dans Brome-Missisquoi.

L’application Accès facile a été lancée officiellement jeudi par l’Association des personnes handicapées physiques de Brome-Missisquoi (APHPBM). Ce nouvel outil fait la fierté de la présidente de l’organisme, Frances Champigny, qui souhaite que toutes les adresses de la région soient accessibles aux personnes qui ont des limitations physiques comme elle.

Depuis 2008 que l’APHPBM a fait de l’accessibilité universelle son cheval de bataille. Il y a un peu plus de deux ans, l’idée de créer une application a germé. « On a fait appel à Richard (Leclerc) qui nous a présentés à sa classe à l’université. Il y a un groupe — Maxime Aubé, Pauline Ajzenberg et Myriam Ingrassia —, qui nous a présenté ce concept. »

L’organisme a d’abord vérifié qu’il n’en existait pas une du genre ailleurs dans le monde avant de décider d’en créer une de toute pièce avec l’entreprise Osedea.

Cette application peut faire une grande différence dans la vie des gens à mobilité réduite, qu’ils soient en fauteuil roulant ou qu’ils se déplacent avec une poussette, un déambulateur, des béquilles ou une canne.

Spontanéité

Jusqu’à ce que l’APHBM mette en ligne une liste des commerces répondant aux normes de l’accessibilité universelle, vérifié par les gens de l’organisme, cette clientèle devait tenter sa chance et se rivait souvent le nez devant les limites des édifices, que ce soit pour entrer, circuler à l’intérieur ou même aller aux toilettes. Il était difficile d’être spontané.

« On vient de passer au 3.0, souligne Richard Leclerc, responsable des communications pour l’organisme. On a une application disponible sur un téléphone ou une tablette. On parlait de spontanéité. C’est plus facile de planifier sur un téléphone. On l’a dans le creux de notre main. »

« Ça donne la chance à tout le monde d’aller où ils veulent, renchérit Mme Champigny. En quelques clics, on peut voir toutes les possibilités. » En recherchant le genre d’endroit et la ville où on souhaite aller, Accès facile informe l’utilisateur des services offerts, comme le stationnement réservé, la rampe en pente douce, la toilette accessible et même la présence d’un ascenseur.

L’application peut être donc utile tant pour les citoyens de Brome-Missisquoi que pour les touristes. « Quand on a fait la présentation du projet en juin, les gens de la MRC Brome-Missisquoi ont constaté que ça pouvait être un outil de développement touristique pour la région. C’est aussi un outil pour attirer de nouveaux arrivants, comme le prévoit la stratégie d’attraction de la MRC », ajoute M. Leclerc.

L’application est gratuite et bilingue.

Selon la présidente de l’APHPBM, la réalisation du projet a coûté plus de 40 000 $. Des contributions des municipalités et de l’Office des personnes handicapées du Québec ont permis de boucler le budget.

Accessibilité universelle

Frances Champigny souhaite par-dessus tout que les autres MRC du Québec s’approprient l’application pour que l’accessibilité universelle se propage.

« L’application nous appartient, mais on est prêt à la donner. Tout ce que les autres régions auront à faire, c’est de contacter Martin Coulombe de Osedea pour entrer les données. »

Il faudra cependant qu’un travail se fasse dans ces régions pour répertorier, avec témoignage d’une personne de cette clientèle, les adresses accessibles pour les personnes handicapées physiques ou à mobilité réduite.

Alors que la population est vieillissante, «23 % de la population est à mobilité réduite», rapporte Richard Leclerc. «Ce n’est pas rien ! Dans ces circonstances-là, ce qu’on est en train de lancer, c’est un incontournable.»